
Présentation de l’éditeur :
Quand la République de Weimar est-elle morte ? On retient généralement un événement central : l’appel à la chancellerie, à Berlin, d’Adolf Hitler.
On ne prête guère d’attention à un autre fait, provincial, obscur : l’assassinat violent, dans un bourg reculé de Silésie, d’un ouvrier communiste par cinq SA ivres et brutaux. Débordé par une base impatiente et altérée de pouvoir, Hitler fait une entorse à son légalisme proclamé et prend fait et cause pour les assassins. Devant la menace, le gouvernement commue la peine des meurtriers. L’Etat de droit prend fin : les nazis revendiquent une nouvelle légalité, qui fait des meurtriers des soldats et d’un crime un acte de guerre ou de justice.
Ce fait divers invite à une histoire politique et culturelle de la République de Weimar, mais aussi du parti nazi : le contentieux entre la base SA et la hiérarchie du parti devait être réglé plus tard, lors de la nuit des longs couteaux.
L’auteur :
Ancien élève de l’ENS, agrégé d’histoire, docteur de l’Université Paris I et de la T.U. Berlin, Johann Chapoutot est maître de conférences des Universités. Spécialiste de l’Allemagne contemporaine, il a publié, aux PUF, Le national-socialisme et l’Antiquité ainsi que L’âge des dictatures. Fascismes et régimes autoritaires en Europe occidentale, 1919-1945.
Table des matières :
Introduction
Une équipée meurtrière
Un été brutal
Complexe obsidional : Les SA face à la menace communiste
Le combat des SA sur le front silésien
L’impasse légaliste et l’impatience de la base
L’embarras d’Hitler : que faire face à l’affaire ?
La fin du légalisme nazi ? La solidarité d’Hitler et les menaces du NSDAP
Un communiste polonais vaut-il cinq patriotes allemands ? Esquisse d’un droit national-socialiste
Épilogue : De Potempa à la nuit des longs couteaux
Notes
Sources
Bibliographie
Éditions PUF, collection « Perspectives critiques », parution le 27/01/2010
ISBN : 978-2-13-058050-8
128 pages / 13,5cm x 20cm / 12 euros