
Fils d’Alexandre II, il tira comme enseignement de l’assassinat de son père la nécessité de renforcer ses pouvoirs autocratiques et pratiqua une politique réactionnaire. Plus chanceux que son père, il réchappe en particulier à l’attentat organisé en 1887 par la Volonté du peuple. Parmi les conspirateurs arrêtés se trouve Alexandre Oulianov, le frère aîné de Lénine, qui est pendu le 5 mai 1887.
En politique étrangère, Alexandre III prépare la guerre, conscient très tôt de l’antagonisme irréversible qui opposera Russie et Allemagne. Il conclut donc l’alliance franco-russe en 1892, dont les “bienfaits” se révèleront lors de la crise de juin à août 1914, au travers des modalités concrètes de déclenchement de la première boucherie mondiale.