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jeudi 12 octobre 2017
   
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« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
GLAT 1972-07b : Italie - situation de classe et agitation politique
Lutte de Classe - Juillet 1972 / p. 8 - 9
21 septembre 2012 par eric
(Extraits d’une lettre d’un camarade de Turin)

Il y a désormais une nette rupture entre les groupes qui, comme Potere Operaio et Lotta Continua (surtout le premier) érigent en théorie la lutte armée et les groupes - depuis le Manifesto jusqu’à Avanguardia Operaia - qui d’une manière ou d’une autre cherchent avant tout à institutionnaliser leur organisation. Même les organisations du type Secours Rouge, les comités démocratiques d’aide aux prisonniers, etc., se sont divisés au sujet de la « violence révolutionnaire ». Potere Operaio joue un peu en ce moment le rôle de bouc émissaire, par suite de sa ligne suicidaire et aventuriste : la théorisation de l’insurrection armée en tant que problème actuel, la transformation du groupe en « parti armé » ont atteint leur paroxysme. Lotta Continua est plus « prudente », mais en définitive sa ligne politique n’est pas tellement différente. La « répression rampante » qui est en cours en Italie depuis 1970 frappe désormais assez durement, et s’est encore accentuée depuis la mort du commissaire Calabresi. En un sens, cette « répression » nourrit et entretient aussi bien les groupes que l’appareil policier : paradoxalement, et avec un peu de méchanceté, on pourrait dire qu’elle sert les uns et les autres, qu’elle est leur pain quotidien. Mais tout ceci n’a pratiquement rien à voir avec le mouvement de classe réel (du reste, l’intervention des groupes au niveau de la classe est à l’heure actuelle à peu près nulle ce qui est peut être une bonne chose...).

À Turin des ouvriers sortis de Lotta Continua, de Potere Operaio, etc. ont formé un groupe de type « ouvriériste », qui a une implantation réelle. Ce groupe publie actuellement un journal intitulé, Compagni della Fiat, qui se dit écrit, dirigé et financé exclusivement par des ouvriers de la Fiat ; c’est pour l’instant un groupe assez hétérogène, avec une orientation encore peu claire, mais dont il sortira peut-être quelque chose d’intéressant au cours des luttes pour le renouvellement des conventions collectives. Des initiatives analogues sont également en cours dans d’autres villes. À Milan, un groupe d’ouvriers a adressé une lettre à tous les groupes pour annoncer son retrait de la prétendue Assemblée ouvrière autonome de l’Alfa Romeo, dont la direction est depuis plus d’un an l’enjeu d’une lutte acharnée entre les groupes rivaux ; ce groupe a décidé de se réunir de son côté. Il est probable qu’il va se former d’autres groupes du même genre (formés de jeunes délégués ouvriers, d’ouvriers d’origine catholique, de militants syndicaux de base et d’autres ouvriers qui en ont marre des groupes actuels et de leurs rivalités). Le phénomène n’est pas nouveau, mais peut-être tend-il aujourd’hui à prendre des dimensions plus importantes.

L’unification syndicale, qui dans la métallurgie est désormais un fait accompli (les organisations relevant des trois confédérations se sont dissoutes, et n’en forment plus qu’une seule) ouvre des possibilités non négligeables de discussion avec de jeunes ouvriers et délégués, syndicalistes de fraîche date, non « corrompus par la politique », et qui ne peuvent plus être contrôlés par des méthodes staliniennes. Je pense qu’au cours des luttes pour la convention collective le syndicat aura du mal à contrôler les délégués ouvriers, qui actuellement repoussent tout le programme axé sur la « revalorisation professionnelle », la « rotation et l’élargissement des tâches », etc. Les ouvriers exigent deux choses  : parité effective (et pas seulement sur le papier) avec les employés, et forte augmentation des salaires. Ils sont hostiles à tout programme qui mise sur la « réorganisation » du travail d’usine, programme que le syndicat, de son côté, propose aux patrons en contrepartie des augmentations que doit comporter la convention collective.

À la Fiat des débrayages spontanés se poursuivent, plus nombreux depuis la fin de la « trêve » électorale ; chaque jour la production est bloquée par un groupe d’ouvriers différent, avec des revendications qui se recoupent toujours plus ou moins. C’est un aspect de l’insubordination désormais chronique des ouvriers C’est aussi la situation de force à partir de laquelle les ouvriers s’apprêtent à faire face aux luttes de l’automne prochain pour la convention collective ; contrairement aux groupes politiques, je parle de ces luttes sans aucune attente messianique.

Pour ce qui est de la situation politique générale, on se dirige vers un énième gouvernement d’attente et de « garage », comme on dit maintenant en Italie : gouvernement qui devra approuver quelques mesures d’urgence. Encore une fois, on a l’impression que le capital a renvoyé à plus tard ses choix en matière de direction politique, en attendant que se clarifient, aussi bien les rapports de force entre les diverses fractions du capital italien, que la situation capitaliste internationale.

Je ne vois pas clairement sur quoi cette situation peut déboucher, tout au moins à court terme. Toutefois, l’idée générale est toujours la même : la classe ouvrière n’entend pas aujourd’hui collaborer à la solution des problèmes du capital, et laisse celui-ci se débrouiller tout seul ; et elle refuse de payer les frais de l’opération.

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