
Né à St-Pétersbourg, il vint s’installer en Allemagne où il fréquenta les universités d’Heidelberg et de Berlin.
En septembre 1905, il participa à la 1° révolution russe et passa plusieurs mois en prison.
En 1909, il retourna en Allemagne, soutint une thèse d’économie politique et commença à militer dans le SPD.
Réformé pour maladie en 1916, il adhèra au mouvement spartakiste en 1917 et travailla aussi pour l’agence télégraphique russe Rosta.
Il fut délégué, par le Conseil d’ouvriers et de soldats d’Essen, au premier congrès national des Conseils (Berlin, du 16 au 21 décembre 1918). Il assista à la fondation du KPD et prit part aux combats de janvier.
En mars, il fut chargé de la rédaction de la Münchner Rote Fahne, en Bavière. Grâce à son activité multiforme, le KPD, en dépit du petit nombre de militants, s’affirma. Il se déclarèrent d’abord opposés à la proclamation d’une République des Conseils mais, dans la nuit du 12 au 13 avril, les communistes participèrent à l’écrasement du putsch fomenté par une partie de la garnison de Munich. L’assemblée plénière des Conseils d’ouvriers et de soldats de Munich constitua un comité d’action, dirigé par un Comité exécutif (Vollzugsrat) dont Leviné assura la présidence jusqu’au 27 avril. Les communistes se virent en fait portés à la direction d’une République des Conseils dont ils avaient désapprouvé la création.
Arrêté le 13 mai, il fut condamné à mort et immédiatement exécuté. Il mourut en criant : « Es lebe die Weltrevolution ! » (Vive la révolution mondiale).
Bibliographie indicative :
— MEYER-LEVINÉ Rosa, Vie et mort d’un révolutionnaire , Leviné et les Conseils ouvriers de Bavière , Maspéro, 1980 ;
— MUHSAM Erich, La République des Conseils de Bavière, Digitale, 1999 ;