AccueilPublicationsCahiers du Bolchevisme (1940-1944)
Dernière mise à jour :
samedi 29 avril 2017
   
Brèves
« Lutte de Classe » (GLAT) - Série complète !
samedi 27 octobre
La couverture chronologique de la revue du GLAT, Lutte de Classe, a été considérablement étendue (premier numéro de mars 1964) et comprend maintenant un renvoi sur une version numérisée des 128 numéros !
Cahiers du Communisme de Conseils - Série complète !
vendredi 26 octobre
Les trois numéros manquant (1, 2 & 5) sont maintenant disponibles dans les sommaires de la revue des Cahiers du Communisme de Conseils. Que les volontaires pour les transcriptions n’hésitent pas à se signaler... En attendant, bonne lecture !
Premiers scans des Cahiers du Communisme de Conseil
dimanche 5 août
Neuf des douze numéros de la revue des Cahiers du Communisme de Conseil (1968-1972) sont maintenant accessible en version numérique au travers du sommaire général.
Derniers numéros de la revue Communisme
dimanche 5 août
Les numéros 6, 8, 9 et 15 qui manquaient jusque là ont été ajoutés au sommaire général de la revue « Communisme » (1937-1939). Bonnes lectures !
Mise à jour sommaires GLAT
samedi 11 février
Le sommaire général de la revue du GLAT, Lutte de Classe vient d’être encore étendu. Merci de signaler manques ou corrections.
Sur le Web
Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
L’Echo de la Fabrique
Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
La Révolution prolétarienne
Revue fondée par Pierre Monatte en 1925. Le site publie un grand nombre d’articles de la période "historique". La publication se poursuit...
La Bataille socialiste
Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
CDB 40-01k : Le Parti Communiste Français au Peuple de France
Janvier 1940 / p. 41
19 août 2014 par eric
Lire l’avertissement sur ces parutions en tête des sommaires de la revue.

Voici le texte de l’appel lancé par le Parti Communiste français dans la première quinzaine d’octobre :

Le Parti Communiste Français adresse un fraternel salut aux élus du peuple, fidèles à la cause du peuple, qui pour avoir combattu la guerre impérialiste et lutté pour la paix ont été jetés en prison par le gouvernement de réaction qui impose à la France la volonté des banquiers de Londres.

Salut à ces hommes sur qui n’ont eu la moindre prise ni les menaces répétées, ni les offres alléchantes, lis donnent un magnifique exemple de courage ; ils montrent le chemin du devoir aux ouvriers restés à l’usine, aux paysans, aux prolétaires soldats et ils seront dignes de Dimitrov, le héros du procès de Leipzig.

Salut à tous les communistes qui dans les prisons, dans la bataille quotidienne, conservent intacte leur foi en la victoire, leur volonté de lutter de toutes leurs forces pour barrer la route aux fauteurs de guerre impérialistes.

Salut à tous ceux qui, fidèles à l’enseignement donné par Karl Liebknecht au prolétariat international, n’oublient pas que l’ennemi est chez nous et que c’est en France que les travailleurs français doivent combattre le fascisme.

Les communistes haïssent Hitler et le régime de violences anti-ouvrières qu’il représente, mais nous dénions aux hommes de Munich, aux capitalistes exploiteurs et aux prébendiers d’Abetz le droit de parler d’anti-hitlérisme au moment même où ils introduisent en France les méthodes fascistes d’oppression.

GUERRE DE CAPITALISTES

La guerre qui est imposée au peuple de France est une guerre de capitalistes, une guerre qui dresse l’un contre l’autre l’impérialisme anglais et l’impérialisme allemand, cependant qu’au peuple de France est réservée la mission d’exécuter les consignes des banquiers de Londres.

Ces banquiers anglais qui imposent la guerre au peuple français sont les mêmes qui firent le jeu de Hitler contre la France en signant avec lui un accord naval et un accord aérien. Ce sont les mêmes qui assassinèrent l’Espagne Républicaine avec le concours de Léon Blum. Ce sont les mêmes qui mirent tout en œuvre pour sauver Hitler en septembre 1938 et lui sacrifièrent la Tchécoslovaquie démocratique sans craindre de compromettre la sécurité française.

Le peuple de France n’a pas à faire les frais des conflits d’intérêts entre les capitalistes de Londres, de Paris et de Berlin, il n’oublie pas qu’en janvier 1919 au moment où les Spartakistes voulaient instaurer le pouvoir soviétique en Allemagne, les gros possédants des trois capitales noyèrent le mouvement révolutionnaire dans le sang avec le concours du socialiste Noske.

Les travailleurs allemands, nos frères communistes d’Allemagne, combattent Hitler dans leur pays qu’ils veulent libérer et qu’ils libéreront. Les travailleurs français avec leur Parti Communiste ont à combattre les fascistes et fauteurs de guerre impérialistes en France même.

Le Parti Communiste Français s’honore d’avoir sans trêve et sans répit combattu l’hitlérisme et il a toujours proclamé que la lutte contre le fascisme exigeait en premier lieu la mise hors d’état de nuire des fascistes français, des ennemis du peuple de France.

LES ENNEMIS DU PEUPLE DE FRANCE

Les ennemis du peuple de France, ce sont les hommes du Comité des Forges qui déjà de 1914 à 1918 sacrifièrent des millions de vies humaines à leurs intérêts capitalistes et veulent aujourd’hui d’une nouvelle saignée de la classe ouvrière dans l’espoir de la dominer plus aisément.

Les ennemis du peuple de France, ce sont les politiciens, sans honneur qui obéissant aux ordres de la finance anglaise trahirent les intérêts de la France à Munich et sont prêts à faire couler le sang de millions de Français pour le profit des impérialistes.

Les ennemis du peuple de France, ce sont les factieux, les hommes du 6 février qui avec la complicité ouverte de Daladier noyautent l’armée, organisent leurs troupes de choc et se préparent à accentuer encore davantage la politique de réaction qui déferle sur notre pays.

Les ennemis du peuple de France, ce sont les capitalistes qui avec leur gouvernement de domestiques et les dirigeants socialistes des syndicats veulent imposer un régime d’esclavage et de misère aux masses ouvrières.

Les ennemis du peuple de France, ce sont les magnats de la finance qui s’enrichissent de la guerre et veulent qu’elle dure, cependant que les populations laborieuses de France sont plongées dans le dénuement et la misère.

PAS D’UNION SACRÉE

Les communistes ont toujours combattu et ils combattront sans relâche les hommes du grand capital, les de Wendel, les Schneider et autres marchands de canons pour qui la guerre est immanquablement une excellente affaire.

L’Union Sacrée avec ces gens-là ? L’Union Sacrée avec leurs agents, avec les La Rocque, les Maurras et autres fascistes ?

Jamais ! Jamais, répond le peuple de France laissant aux socialistes, à Léon Blum et à Paul Faure, le triste privilège de mériter les encouragements de tout ce joli monde pour leurs campagnes anticommunistes en attendant de connaître le sort des laquais remerciés à coups de trique, car les méthodes de la réaction sont partout les mêmes. Après avoir frappé les communistes, elle s’attaque aux autres comme cela s’est fait en Allemagne.

Non, pas d’union sacrée avec les fauteurs de guerre. Non pas d’union sacrée avec les marchands de canons Contre eux, contre les ennemis du peuple, contre la réaction, travailleurs français soyons unis et nous vaincrons.

VIVE L’UNION SOVIÉTIQUE

Sous nos yeux le monde capitaliste donne le spectacle du désordre et de l’incohérence. Par contre, le pays du Socialisme triomphant, l’Union Soviétique de Lénine et de Staline apporte aux peuples d’Ukraine et de Biélorussie libérés du despotisme des gouvernements polonais le bien-être et l’indépendance.

Les peuples de l’univers tournent leurs regards vers le pays du socialisme, vers le pays d’où le capitalisme a été à jamais extirpé, vers le pays où a pris fin l’exploitation de l’homme par l’homme, vers le pays du bonheur humain, de la liberté et de la paix.

Si les capitalistes attaquent l’Union Soviétique, c’est parce qu’elle a détruit le capitalisme. Mais ce qui vaut à ce pays la haine des capitalistes lui mérite l’amour et la confiance des travailleurs.

Et si aujourd’hui les capitalistes français attaquent le Parti Communiste, s’ils le mettent hors la loi, c’est parce qu’ils savent qu’il est un obstacle à leur politique de régression sociale, de servitude et de guerre.

Mais le Parti Communiste Français, expression de la classe ouvrière française, expression du peuple de France, est vivant. Les membres de sa direction sont à leur poste et rien, rien ne pourra empêcher les communistes français de poursuivre leur œuvre de libération humaine.

À l’appel du Parti Communiste, à l’appel de votre Parti qui, s’il mérite la haine des capitalistes, est assuré de votre confiance :

TRAVAILLEURS FRANÇAIS, UNISSEZ-VOUS !

Soyons unis pour imposer la libération des défenseurs de la paix emprisonnés par ordre des profiteurs de guerre.

Soyons unis pour imposer le retour aux libertés démocratiques, pour exiger le respect de la liberté de pensée, de presse et d’association.

Soyons unis pour défendre les libertés communales et pour exiger que les municipalités communistes soient dirigées par les élus du peuple et non par des créatures du gouvernement.

Soyons unis à l’usine, aux champs, à l’armée pour défendre nos droits, conscients de la force immense que nous représentons.

Soyons unis pour combattre le fascisme et la réaction.

Soyons unis pour combattre la guerre impérialiste et pour exiger que la paix soit établie.

Soyons unis pour donner à la France un gouvernement qui assurera aux travailleurs le pain, la liberté et là paix.

Soyons unis pour que grâce à nos efforts communs la France soit demain libre, forte et heureuse dans une Europe pacifiée où les marchands de canons et les fauteurs de guerre auront été mis hors d’état de nuire.

Vive l’union du peuple français sous le drapeau de son Parti Communiste pour le pain, la liberté et la paix.

Le Parti Communiste Français (S.F.I.C.)