
Proche du « centre marxiste » avant guerre, il participe aux tentatives de rassemblement de la gauche, même s’il est souvent en désaccord avec Rosa Luxemburg, notamment sur la question nationale.
A la mort de Bebel, il doit s’incliner devant Scheidemann pour le poste de président du groupe parlementaire.
Hostile aux bolcheviks et aux spartakistes, il fit pourtant partie de la délégation allemande à la conférence socialiste contre la guerre de Zimmerwald.
Membre de l’USPD en 1917 et de son organisation berlinoise en 1918, il est l’inspirateur du cercle des délégués révolutionnaires.
Coprésident du Comité révolutionnaire de janvier 1919, il est inculpé pour haute trahison par les autorités et accusé de putschisme par les communistes. Refusant tout autant de rejoindre le KPD que le SPD, il s’efforce vainement de réconcilier le mouvement ouvrier !
Il se réfugie en Suisse en 1933.