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Controverses
Revue publiée par le Forum de la Gauche Communiste Internationaliste : C’est pour contribuer à déblayer la voie vers la clarification et le regroupement sur des bases théoriques, politiques et organisationnelles saines que Controverses a vu le jour. En d’autres termes, tout en tenant compte du changement de période qui n’est plus au reflux mais à la reprise historique des combats de classes, notre objectif essentiel est de reprendre ce qui était le souci de Bilan mais qu’il n’a pu mener complètement à bien compte-tenu des conditions d’alors : « ...une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », et « par le souci de déterminer une saine polémique politique ». Ceci est plus que jamais indispensable afin de réussir un nouvel « Octobre 17 » sous peine de se retrouver comme ces « vieux bolcheviks ... qui répètent stupidement une formule apprise par cœur, au lieu d’étudier ce qu’il y avait d’original dans la réalité nouvelle. (extrait de l’éditorial du n°1)
Gavroche - La revue
Le premier numéro de la revue trimestrielle Gavroche est sorti en décembre 1981. Il prenait la suite du Peuple français, belle aventure éditoriale des années soixante-dix. Depuis plus de 20 ans, la revue s’attache à la retranscription des fêtes, des travaux, des luttes et des joies du principal acteur de l’histoire : le peuple. Gavroche fait aussi resurgir des événements jusque-là ignorés ou passés volontairement sous silence.
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Le journal des chefs d’ateliers et ouvriers de la soie à Lyon, hebdomadaire phare de la presse ouvrière, paraît d’octobre 1831 à mai 1834. Ce site en donne à lire l’intégrale des articles, suite à un remarquable travail empreint d’une grande rigueur scientifique. Indispensable pour l’étude des insurrections des canuts de 1831 et 1834.
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Site de ressources documentaires sur le patrimoine socialiste. Suit l’actualité des parutions, publie certains articles en ligne et propose des documents concernant le mouvement ouvrier de la première moitié du XXe siècle principalement.
BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
Novembre - Décembre 1936 / p. 1211 - 1215
25 octobre 2015 par eric

Roosevelt, le 3 novembre dernier, a battu tous les records. Il a conquis 46 États sur 48 dans l’élection des « électeurs présidentiels » ayant pour mission de nommer le Président qui entrera en fonction l’année prochaine. Simple formalité, d’ailleurs, que cette seconde élection.

Les électeurs présidentiels sont élus en nombre proportionnel à la population de chacun des États — de 47 électeurs pour l’État de New-York jusqu’à 3 pour chacun des six États les moins peuplés. Ainsi, sur un Collège Présidentiel de 531 électeurs, Roosevelt n’aura contre lui que les 6 voix des États de Vermont et du Maine. Succès écrasant qui ne s’était jamais vérifié dans les annales des élections présidentielles depuis plus de cent ans au moins.

Si on devait compter les voix qui se sont prononcées pour chaque Parti, les choses changeraient : sur 45 millions de votants, le Parti de Roosevelt en a obtenu 27, c’est-à-dire 60 % environ et les 40 % restants (16 millions), sont allés au Parti républicain et aux autres partis qui n’ont réuni que peu de voix.

Avant tout, il faut dire quelques mots des deux partis traditionnels dont les noms de « démocratique » — pour un parti qui a été l’expression des agrariens-esclavagistes du Sud et qui, maintes fois, s’est avéré le plus réactionnaire — et de « républicain » — dans un pays où n’existe et n’a jamais existé une tendance monarchique — sembleraient avoir été choisis tout exprès, pour créer la confusion. Tous deux, sont naturellement des partis bourgeois qui, d’après les canons de la plus pure démocratie, se succèdent régulièrement au pouvoir, comme c’est le cas dans certains pays européens : en Angleterre, par exemple, pour les Whigs et les Tories, mais toutefois avec cette particularité bien américaine que non seulement la plupart des fonctions, à commencer par celles des juges, sont électives, mais que les employés et fonctionnaires ne jouissent pas de la stabilité de l’emploi et que le parti victorieux s’empresse de partager le butin du pouvoir entre ses adhérents.

Les raisons historiques et économiques qui ont présidé à la création de ces deux partis se sent peu à peu atténuées jusqu’à se confondre. Des questions contingentes peuvent seules départager ces organismes, expression de pirates de la banques, de l’industrie et du commerce.

Le New Deal est une de ces contingences qui ont contribué à augmenter la confusion non seulement dans le camp bourgeois, mais aussi dans le camp prolétarien.

On veut voir dans le parti démocratique, l’expression du bloc capitaliste industriel des Rockfeller et dans le parti républicain, celui des rapaces de la Finance : les Morgan, les Melon et les Dupont, ce dernier, bailleur de fonds attitré du parti. Le parti républicain représente, aujourd’hui, les intérêts et les aspirations de cette partie de la bourgeoisie qui est satisfaite, qui veut « digérer » en paix et qui a peur de toute innovation, tandis que le parti démocrate représente la partie « progressive » de la bourgeoisie qui veut s’adapter aux nécessités du moment dans le but d’éviter un réveil des masses. Mais si le parti républicain est soutenu par les éléments les plus réactionnaires du pays, les marchands de canons de la « Liberty League », les philofascistes à la W. H. Hearst avec ses 28 quotidiens, derrière le parti démocrate viennent les « négriers » du Sud, les philofascistes du Tammany-Hall et leurs congénères les fascistes italo-américains, et il s’agit bien pour tous deux de rechercher la meilleure méthode de servir le capitalisme. Les républicains, parce qu’ils sont dans l’opposition, reprochent aux démocrates leur « intervention » dans l’industrie, la limitation de la production agricole, l’accentuation du contrôle de l’Économie par le Gouvernement... bien qu’il reste à démontrer, si, détenant le pouvoir, ils auraient pu agir autrement.

Une certaine différence existe entre les deux partis dans leur attitude vis-à-vis du mouvement ouvrier : le New Deal avec ses codes et comités d’arbitrage, permet une amélioration apparente du sort des ouvriers, bien que l’inflation leur reprenne les avantages conférés. Le Parti républicain, au contraire est partisan d’une attaque de front des conditions d’existence des ouvriers, doublée d’une attaque de front des trades-uniens. Pour ce qui est de la politique étrangère, le parti républicain est d’accord avec la politique de Roosevelt qui veut favoriser les traités de commerce réciproques avec les autres pays, tout en se déclarant partisan de la « neutralité absolue » — et de la « non intervention »... tout au moins jusqu’au prochain conflit.

Nous avons déjà parlé dans Prométéo « de la dictature “constitutionnelle” de Roosevelt. Suite à la tentative du capitalisme américain, au cours de l’année 1932 et au début de 1933, de maintenir sa prédominance sur les marchés, au travers du renvoi en masse des travailleurs, de la diminution des salaires, de l’augmentation des heures de travail, la population travailleuse en chômage avait atteint le chiffre épouvantable de 45,4 %. Roosevelt obtint son premier succès grâce à la profondeur de la crise : le pays révolté balaya Hover et attendit du nouvel élu qu’il fasse le miracle de ramener la prospérité. Roosevelt se mit à la besogne avec des moyens qu’il déclara infaillibles : la loi pour la reprise économique nationale « N.R.A. » et la dévaluation monétaire sous forme de « monnaie dirigée ».

Les principes de base de toute sa politique, connue sous le nom général de « New Deal » ont été : l’intervention de l’État dans l’Économie et les dépenses massives financées par l’inflation consécutive à la dévaluation monétaire.

Il s’agissait avant tout de prendre des mesures transitoires pour sauver les branches économiques et les catégories sociales dont la situation était désespérée.

Les banques avec leurs crédits gelés aux deux tiers ou aux trois-quarts et dont les déposants pris de panique réclamaient leur argent, avaient dû fermer leurs guichets, Les chemins de fer se trouvaient dans une situation aussi désespérée. Les fermiers, endettés oui avaient subi une baisse de 60 % de leurs revenus, ne pouvaient plus s’acquitter de leurs charges et, enfin, les 3 millions de sans-travail de 1929 (début de la crise) étaient devenus une armée de 16 millions de chômeurs complets auxquels s’ajoutaient quelques autres millions de chômeurs partiels.

Après ces premières mesures de sauvetage, il s’agissait de provoquer la reprise générale des affaires et la hausse des prix et, par cela, fournir à l’économie privée sous-consommatrice le pouvoir d’achat nécessaire à cette reprise. Tout en grossissant le revenu global, il fallait s’efforcer d’arriver à une distribution plus équitable et plus active des revenus en redressant les inégalités de prix dues à la crise : les salaires devaient monter plus que le coût de la vie ; les prix agricoles, plus que les prix industriels. Il fallait, enfin, assurer pour l’avenir, les producteurs, les épargnants et les salariés contre une répétition de la catastrophe par un ensemble de réformes durables d’organisation et de prévoyance économique et sociale. Comme si on pouvait stabiliser la crise mortelle du capitalisme à notre époque qui représente la dernière phase de l’impérialisme.

Les codes de la N.R.A., fruits des « pensées » des membres du « Brain Trust » (Conseil des Cerveaux), comportèrent à la fois une réglementation de la concurrence destinée à rétablir les marges bénéficiaires détruites par la compétition effrénée et une réglementation sociale relative aux conditions de travail et aux rapports entre employeurs et employés. Chaque industrie était invitée à former une Fédération et à soumettre à l’approbation du Président, un code de... « loyale » concurrence par lequel chaque employeur s’engageait à ne pas licencier son personnel, à lui accorder un salaire minimum et au maximum 40 heures de travail.

Le Président avait le droit de modifier ce Code qui, par après, acquérait force de loi, et lui seul pouvait accorder des licences. Au cas où une industrie ne réussirait pas à se mettre d’accord et à approuver un Code, le Président pouvait lui en imposer un, étudié par les experts du « Brain Trust ». En d’autres termes, il voulait freiner, sinon empêcher complètement, la concurrence, réduire la surproduction d’un côté et, de l’autre, provoquer une augmentation des salaires et une résorption du chômage. À notre avis, ce problème est du même genre que celui de la quadrature du cercle.

La réglementation agricole, A.A.A. — établie après un référendum — a établi de son côté, des primes aux restrictions agricoles compensées par des taxes à la transformation en vue de rétablir le pouvoir d’achat rural. Mais sa réussite est surtout le fait de trois mauvaises récoltes successives !

La « Reconstruction Finance Corporation » établissait des lois bancaires. Par son intermédiaire, l’État fit aux banques toutes les avances nécessaires, mais en même temps elle leur imposait la différenciation entre banques de dépôts et banques d’affaires, une assurance-mutuelle des dépôts et un contrôle plus strict de la « Federal Reserve Board ».

Enfin, les réformes envisageaient l’assurance-maladie, vieillesse et chômage, établie à l’aide de la triple contribution des assurés, des employeurs et de l’État.

Toute cette série de réformes ont coûté et coûteront des sommes considérables, prélevées sur le budget fédéral. Ces sommes ont été presque entièrement fournies par les banques, sous forme d’inflation du crédit. Sur les 12 milliards de dollars dépensés jusqu’à maintenant, une grande partie a servi aux travaux publics, forme sous laquelle l’État est venu en aide à l’armée des sans-travail, en remplacement de l’allocation de bienfaisance privée, devenue totalement insuffisante.

Plus intéressant serait d’examiner à fond le problème de l’augmentation du pouvoir — déjà si grand — du Président. On a appelé Roosevelt le « dixième » des dictateurs et en réalité son pouvoir acquis par les voies constitutionnelles est supérieur à celui de maints souverains. Les Ministres sont choisis par lui et ne sont responsables qu’envers lui. Son droit de veto en fait l’arbitre des lois et il accumule ainsi dans sa seule personne les pouvoirs exécutif et législatif. Dans tous les domaines, on assiste, en effet, à l’intervention de l’État et on peut considérer toute l’action de Roosevelt comme étant apparentée à celle des différents pouvoirs autoritaires qui tendent à se substituer au libéralisme économique, aujourd’hui périmé. Avec l’aide des N.R.A., A.A.A., Reconstruction Finance Corporation, etc., le Président dirige tous le procès des industries-clefs et la distribution des richesses aux États-Unis. Seulement, à la différence de ce qui existe en Italie, en Allemagne, en Autriche et au Portugal — où l’économie dirigée s’effectue au travers des Corporations qui ne sont que des rouages de l’État — aux États-Unis, cette même expérience s’effectue au travers de ce qu’on pourrait appeler un « Self-Governement Economie » qui atténue l’intervention étatique.

Et maintenant, examinons rapidement l’influence du New Deal sur le mouvement ouvrier.

Nous avons déjà signalé que les Codes de la N.R.A. contenaient en principe la reconnaissance légale des syndicats ou, 
pour être plus précis, le droit pour les ouvriers d’une entreprise de s’organiser en
 vue de réclamer un contrat de travail. La
classe patronale, surtout dans les grandes
industries (aciers, automobiles, charbons,
transports, textiles) continue à ne pas vouloir reconnaître ce droit, et l’admet tout au
plus pour les organisations jaunes (patronales) et, dans la lutte contre les ouvriers,
elle a toujours obtenu l’appui favorable des
arbitres gouvernementaux.

C’est ainsi qu’on assista, à côté des troubles provoqués par les chômeurs (Minneapolis 1934) et la révolte des fermiers (Yoma et Wisconsin), à la vague formidable de grèves dans l’industrie, vague qui commença en 1933 et atteignit son point culminant en 1934, avec la grève générale de San-Francisco et celle du textile qui engloba un demi-million d’ouvriers. L’action réactionnaire de l’A.F.L. et le manque d’un véritable parti de classe rendirent stérile tout cet effort spontané de la classe ouvrière américaine, comme le démontrent les résultats des élections de 1936.

Comment la classe ouvrière prit-elle part à ces élections qui, en plus du Président, devaient élire les nouveaux députés et une partie des sénateurs ?

« Il y a eu, comme toujours des candidats socialistes et communistes », écrit Le Peuple, (il aurait pu ajouter, cette fois, un candidat à la présidence présenté par une Ligue ouvrière révolutionnaire), « mais la classe ouvrière s’est ralliée dans son immense majorité derrière Roosevelt. » Et cela est malheureusement vrai, non seulement en ce qui concerne les voix obtenues par Roosevelt, mais par les autres candidats, vu que les 36 millions de la population ouvrière des États-Unis ne s’est pour ainsi dire pas exprimée pour des candidats plus ou moins de classe.

Mais ce qui est faux, archifaux, c’est ce qu’ajoute le journal du P.O.B. à savoir que la classe ouvrière s’est prononcée pour Roosevelt parce que « celui-ci a réalisé avec des moyens strictement démocratiques et parlementaires une révolution ( ?) économique et sociale ».

Le mouvement ouvrier organisé aux États-Unis, est contrôlé par la A.F.L. qui englobe 4 millions d’adhérents. La A.F.L. est dominée par une clique de bonzes réactionnaires qui se sont toujours déclarés adversaires de la création d’un parti ouvrier. Non pour la raison que l’organisation ouvrière doit rester apolitique, comme ce fut le cas de la C.G.T. en France, mais parce qu’ils estimaient plus avantageux de vendre leurs voix à ceux des candidats qui se déclareraient favorables à certaines revendications ouvrières. Et il s’agissait toujours des candidats de l’un des deux partis bourgeois puisqu’eux seuls avaient la possibilité d’être élus.

L’American Labour Party de 36 a surgi du New Deal et est donc un enfant légitime de Roosevelt. La N.R.A. avec sa reconnaissance du droit de coalition pour l’obtention d’un contrat de travail, avantageait les syndicats d’industries et renforçait le courant qui voulait réorganiser le mouvement trade-unioniste américain sur cette base au lieu de celle du métier. Les syndicats d’industries tels ceux des mineurs, du textile, du vêtement constituèrent un comité pour généraliser cette forme (C.O.I.) et dans leur lutte contre la bureaucratie de l’A.F.L., les Lewis et consorts s’affublèrent d’allures « gauchistes ». Mais tous étaient partisans d’appuyer Roosevelt et créèrent ensemble une Ligue Ouvrière (Labor Non-Partisan League) qui devait préconiser la réélection de Roosevelt en 1936. La section new-yorkaise de cette ligue, en union avec la « vieille garde » scissionnaire du parti socialiste, constitua par après l’American Labour Party qui présenta... Roosevelt comme candidat à la Présidence à côté de candidats travaillistes pour les autres élections.

Pas de geste de classe dans cela. Et il en est de même pour les partis socialiste et communiste.

Le parti socialiste — section américaine de la IIe Internationale qui a présenté encore une fois Norman Thomas comme candidat présidentiel — a comme mirage ce million de voix toujours annoncé mais jamais obtenu et encore plus discutable, aujourd’hui, depuis la scission de la vieille garde et l’appui déclaré des Trades-Unions à Roosevelt.

Le parti communiste,, dont l’influence a toujours été infime surtout parmi les éléments « américains » a présenté Browder à la Présidence. Mais, bien qu’en 1933 Roosevelt était encore traité de fasciste dans l’organe du parti, le Daily Worker, tous les candidats communistes, cette fois, ont combattu les candidatures républicaines et plus que ses propres candidats appuyé celle de Roosevelt, qui a reconnu l’U.R.S.S.

Les Lovestonistes après avoir toujours combattu les centristes pour leur appui à Roosevelt ont finalement donné le mot d’ordre de voter pour Browder.

Toute la campagne électorale a donc été faite sous le signe de la N.R.A., la plus discutée des innovations du New Deal. Les uns lui attribuent une partie de la reprise dont les États-Unis bénéficient aujourd’hui. Ses adversaires affirmant, au contraire, qu’en poussant à la hausse des prix, elle a retardé la restauration économique et surtout qu’elle nécessité une immense bureaucratie. Les républicains agitant le « Spectre rouge » du communisme, et accusant les démocrates d’être des « bolcheviks », les « rooseveltiens » les accusèrent de « fascistes ». Pour les supporters de Roosevelt, le candidat républicain, un médiocre politicien de campagne, était le porte-drapeau du fascisme et, pour les républicains, Roosevelt, un nouveau Kerensky qui ouvrait la route au communisme.

Les démocrates chantaient la gloire de Roosevelt qui avait sorti le pays du bourbier de la crise : le revenu national qui était tombé de 85 milliards en 1929 à 45 milliards en 1932 est remonté à 65 milliards en 1936 — et le danger qu’il courrait d’y retomber si un républicain revenait à la présidence.

L’argument principal des républicains était le fait que la reprise était très mince, (on compte encore 10 millions de chômeurs) et qu’en tout cas elle était moins importante que celles constatée dans différents pays d’Europe.

La foire électorale est terminée et le rideau vient d’être baissé pour 4 ans. Au nom de la « démocratie », Roosevelt a fait cadeau de six millions de dollars aux banques, aux compagnies ferroviaires et d’assurances. Il a permis une énorme concentration du capital financier et on a appelé tout cela « protection de la petite-épargne ». Au nom de la démocratie encore, la production agricole a été limitée au profit de l’expansion de l’impérialisme américain : on a donné trois milliards de dollars aux propriétaires fonciers et à leurs banques agricoles ; mais cette politique de l’A.A.A. a été appelée « l’aidé aux fermiers ». Au nom de la démocratie toujours, Roosevelt a réalisé le plus formidable programme d’armement qu’on ait connu aux États-Unis : mais ce fut au nom d’une « stricte neutralité » et Roosevelt, « le pacifiste », pourra présenter sa candidature au prochain prix Nobel de la Paix !

Les ouvriers ont vécu avec la N.R.A. une farouche réaction contre leurs mouvements de classe. Pas une des grèves importantes, éclatées au cours de ces derniers quatre ans, qui n’ait été brisée par la mitraille et les gaz. Dans 33 États, la milice et les gardes nationaux ont été appelés à l’aide des mercenaires armés du patronat contre les ouvriers.

Au travers de la N.R.A., les prix ont atteint le niveau le plus élevé, tandis que le pouvoir d’achat diminuait et que les industries augmentaient leurs profits de 600 % En dépit de tout cela, Roosevelt aujourd’hui est devenu le « socialiste », tout comme Mussolini et Hitler sont « les amis » des ouvriers.

La souveraineté du peuple s’est exprimée au travers du suffrage universel, comme il convient dans un pays démocratique et elle a plébiscité Roosevelt.

Est-ce que tout cela n’est pas encore suffisant pour condamner définitivement cette « démocratie » — dont le suffrage universel est le pivot et pour la défense de laquelle se font massacrer les ouvriers d’Espagne et, avec eux, ceux d’autres pays ? Malheureusement, jusqu’à présent, la réponse ne peut être que négative.

Gatto MAMMONE

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  92. BILAN 13b : Le problème de la Sarre et la guerre
  93. BILAN 13c : Fascisme - Démocratie : Communisme
  94. BILAN 13d : La comédie de Mussolini : L’État corporatif en Italie
  95. BILAN 13e : Le problème de la jeunesse (2)
  96. BILAN 13g : Des exclusions en Italie
  97. BILAN 13h : Communiqué sur la répression internationale
  98. BILAN 14a : L’assassinat de Kyrov
  99. BILAN 14b : La suppression de la carte de pain en U.R.S.S.
  100. BILAN 14c : La situation en France
  101. BILAN 14d : Le problème des minorités nationales
  102. BILAN 14e : Le problème de la jeunesse (3)
  103. BILAN 14g : À tous nos lecteurs
  104. BILAN 14g : Quand manque un parti de classe... À propos des événements d’Espagne
  105. BILAN 15a : Deux époques : en marge d’un anniversaire
  106. BILAN 15b : Mathias Rakosy
  107. BILAN 15c : L’attentat de Nicolaïev
  108. BILAN 15d : Ce qu’il faut retenir de l’expérience sarroise
  109. BILAN 15e : À nos lecteurs
  110. BILAN 15f : Le problème de la jeunesse (4)
  111. BILAN 15g : Parti - Internationale - État / VI : L’État fasciste
  112. BILAN 15h : Parti et Classe
  113. BILAN 15i : Au sujet de la répression en Russie
  114. BILAN 16a : Le « dernier problème africain » et l’Italie
  115. BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
  116. BILAN 16d : L’écrasement du prolétariat allemand et l’avènement du fascisme
  117. BILAN 16e : La grève générale, expression de la lutte des classes
  118. BILAN 17a : De la Commune de Paris à la Commune Russe
  119. BILAN 17b : La Grèce, champ de manoeuvre des antagonismes inter-impérialistes
  120. BILAN 17e : Le problème de la jeunesse (5)
  121. BILAN 17g : Au sujet de Victor Serge et de Calligaris
  122. BILAN 18a : Premier Mai 1935
  123. BILAN 18c : Parti - Internationale - État / VII : L’État prolétarien
  124. BILAN 18f : Le problème de la jeunesse (6 et fin)
  125. BILAN 19a : Calligaris en Sibérie
  126. BILAN 19b : Lettre au B.P. du Parti Communiste russe Moscou
  127. BILAN 19c : Teresa Reechia
  128. BILAN 19d : Défaite du prolétariat, victoire du capitalisme : De Hitler à Staline, de Staline à Blum
  129. BILAN 19e : Ce qu’a été l’occupation des mines en Belgique
  130. BILAN 19e : Parti - Internationale - État / VII - 2e partie : l’État soviétique
  131. BILAN 19g : Les fondements de la production et de la distribution communistes
  132. BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
  133. BILAN 20b : L’impérialisme italien à la conquête de l’Abyssinie
  134. BILAN 20c : Projet de rapport sur la situation en Italie
  135. BILAN 20d : Calligaris
  136. BILAN 20f : Les fondements de la production et de la distribution communistes (2)
  137. BILAN 21a : Et voici le cas Calligaris
  138. BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
  139. BILAN 21c : Projet de rapport sur la situation en Italie (suite)
  140. BILAN 21d : La première et la deuxième internationale devant le problème de la guerre
  141. BILAN 21e : Les fondements de la production et de la distribution communistes (3)
  142. BILAN 21f : Parti - Internationale - État / VII - 3e partie : l’État soviétique
  143. BILAN 22a : L’attentat de Beiso
  144. BILAN 22b : L’Italie en Abyssinie
  145. BILAN 22c : Nous, Calligaris et le Centrisme
  146. BILAN 22e : Rapport sur la situation en Italie (suite et fin)
  147. BILAN 22f : Les internationalistes hollandais sur le programme de la révolution prolétarienne
  148. BILAN 22g : Projet de résolution sur le problème des liaisons internationales
  149. BILAN 23a : Manifeste de la Fraction italienne de la Gauche communiste
  150. BILAN 23b : Sur quelle base s’est effectuée l’unité syndicale - Les Mussolini et Hitler de la France démocratique
  151. BILAN 23c : Compte rendu du Congrès de la fraction - Résolutions adoptées
  152. BILAN 23d : Thèses de Rome - Préface de 1928 et première partie
  153. BILAN 23e : En dehors des partis communistes devenus des instruments du capitalisme mondial
  154. BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
  155. BILAN 24b : Pendant que réformistes et centristes scellent l’union sacrée, des mineurs anglais font la grève au fond des puits
  156. BILAN 24c : La résolution du Congrès des Italiens de Bruxelles
  157. BILAN 24d : La motion présentée par la fraction au Congrès des Italiens
  158. Bilan 24e : La tension de la situation italienne et internationale
  159. BILAN 24f : Le déroulement de l’aventure africaine
  160. BILAN 24g : La fraction dans les partis socialistes de la seconde internationale
  161. BILAN 24h : Thèses de Rome - Deuxième partie
  162. BILAN 24i : Lettre du camarade Soep
  163. BILAN 25a : Un mois après l’application des sanctions
  164. BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
  165. BILAN 25c : Les réfugiés italiens dans la Russie Soviétique
  166. BILAN 25d : Les Centristes escomptent la condamnation de Beiso
  167. BILAN 25e : L’unité syndicale et les fractions
  168. BILAN 25f : Le nouveau bond de l’impérialisme japonais dans la Chine du nord
  169. BILAN 25g : À nos lecteurs
  170. BILAN 25h : Parti - Internationale - État / VII - 4e partie : l’État soviétique
  171. BILAN 25i : Mouvement ouvrier international
  172. BILAN 25j : Staline et le Bolchevisme
  173. BILAN 25k : Thèses de Rome - Troisième partie
  174. BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
  175. BILAN 26b : La situation en Allemagne : L’exécution de R. Claus
  176. BILAN 26c : Sur le chemin du capitalisme - Le Stakhanovisme en Russie
  177. BILAN 26d : La situation actuelle en Italie, pivot de la situation internationale
  178. BILAN 26e : La situation en Amérique du Sud
  179. BILAN 26f : Parti - Internationale - État / VII - 5e partie : l’État soviétique
  180. BILAN 26g : L’échec des premières discussions avec le groupe « Communist Class Struggle »
  181. BILAN 26h : En marge des Thèses de Rome
  182. BILAN 27a : Quels sont les héritiers de Lénine, Luxemburg, Liebknecht ?
  183. BILAN 27b : Comment, dans la Russie des Soviets, on assassine la camarade Mariottini
  184. BILAN 27c : L’évolution de la situation italienne
  185. BILAN 27d : Le problème du Pacifique et la faillite de la Conférence de Londres
  186. BILAN 27e : Quinze années après Livourne
  187. BILAN 27f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (1)
  188. BILAN 27g : Petrini
  189. BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
  190. BILAN 28b : Wupperwald et Neukölln
  191. BILAN 28c : L’impudence et les faux de M. Germanetto
  192. BILAN 28d : Le Japon devant la guerre impérialiste
  193. BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
  194. BILAN 28f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux (2)
  195. BILAN 28g : Problèmes de la période de transition (partie 1)
  196. BILAN 28h : Dans la Fraction - Un peu de clarté s’il vous plait
  197. BILAN 28i : Dans la Fraction - À la recherche d’une clarification ?
  198. BILAN 29a : La course vers la guerre
  199. BILAN 29b : Pour le 65e Anniversaire de la Commune de Paris
  200. BILAN 29c : Au sujet du cas Mariottini
  201. BILAN 29d : Une réponse de Gatto Mammone
  202. BILAN 29e : Au sujet des problèmes du parti et de la tactique
  203. BILAN 29f : L’écrasement du prolétariat français et ses enseignements internationaux - Suite et fin
  204. BILAN 29g : Dans la Fraction. Un article de discussion de Gatto Mammone
  205. BILAN 30a : Premier Mai 1936 (Manifeste de la Fraction italienne de la gauche communiste)
  206. BILAN 30b : Le Front international de la répression capitaliste
  207. BILAN 30c : Le prolétariat italien est-il absent ?
  208. BILAN 30d : Premier Mai ( À propos de Calligaris )
  209. BILAN 30e : Les traîtres à l’œuvre
  210. BILAN 30f : Le mouvement ouvrier devant le problème de la guerre
  211. BILAN 30g : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - La dernière semaine
  212. BILAN 30h : Quelques brèves nouvelles
  213. BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
  214. BILAN 31b : Après les élections en Belgique
  215. BILAN 31c : La victoire de l’impérialisme italien ouvre-t-elle un nouveau cours de la révolution mondiale ?
  216. BILAN 31d : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (première partie)
  217. BILAN 31e : « De l’Union Sacrée à Zimmerwald » par A. Rosmer
  218. BILAN 31f : Les traîtres à l’œuvre
  219. BILAN 31g : Problèmes de la période de transition (partie 2)
  220. BILAN 31h : Calligaris toujours déporté en Sibérie, sauvons-le !
  221. BILAN 31i : Victor Serge hors des griffes du centrisme
  222. BILAN 32a : La Société des Nations continue
  223. BILAN 32b : Beiso n’a pas été acquitté
  224. BILAN 32c : Ce que fut la Conférence du Droit d’Asile de Paris
  225. BILAN 32d : Le prolétariat français a répondu au Front Populaire
  226. BILAN 32e : La rafale gréviste en Belgique
  227. BILAN 32f : Le conflit Arabo-Juif en Palestine (suite et fin)
  228. BILAN 32g : Mouvement ouvrier international
  229. BILAN 33a : En Espagne — Bourgeoisie contre Prolétariat
  230. BILAN 33b : Francisco Ascaso
  231. BILAN 33c : Adieu Zanasi
  232. BILAN 33d : Nature et évolution de la Révolution russe
  233. BILAN 33e : De l’Union Sacrée à Zimmerwald - Conclusion (Alfred Rosmer)
  234. BILAN 33f : Errata sur « La rafale gréviste en Belgique »
  235. BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
  236. BILAN 34b : Au front impérialiste du massacre des ouvriers espagnols il faut opposer le front de classe du prolétariat international
  237. BILAN 34c : La boucherie de Moscou
  238. BILAN 34d : Démocratie formelle et démocratie socialiste
  239. BILAN 34e : De l’Union sacrée à Zimmerwald
  240. BILAN 34f : Problèmes de la période de transition (partie 3)
  241. BILAN 34g : Staline dépasse Mussolini
  242. BILAN 35a : L’abattoir des prolétaires en Espagne
  243. BILAN 35b : Le ventre du capitalisme français orné des plumes du paon socialiste
  244. BILAN 35c : La crise dans la Fraction — Communiqué de la CE
  245. BILAN 35d : La tragédie espagnole
  246. BILAN 35e : La révolution espagnole
  247. BILAN 35f : Les problèmes de la période de transition (partie 4)
  248. BILAN 35g : Nature et évolution de la Révolution russe : Réponse au camarade Hennaut
  249. BILAN 35h : La crise dans la Fraction — Communiqué du comité de coordination
  250. BILAN 36a : La consigne de l’heure : ne pas trahir
  251. BILAN 36b : Octobre 1917 - Octobre 1936
  252. BILAN 36c : Mario di Leone
  253. BILAN 36e : L’isolement de notre fraction devant les événements d’Espagne
  254. BILAN 36f : La crise de la Fraction - Communiqué de la Commission Exécutive
  255. BILAN 36g : Documents de la minorité
  256. BILAN 37a : La réalité d’un « gouvernement de façade »
  257. BILAN 37b : Mario de Leone est mort
  258. BILAN 37c : Salut du groupe de Marseille
  259. BILAN 37d : Salut du groupe de la minorité de Barcelone
  260. BILAN 37e : L’ « autre » aspect de la domination capitaliste. La « Démocratie » en fonction aux États Unis
  261. BILAN 37f : La bourgeoisie renverra-t-elle Blum ?
  262. BILAN 37g : Problèmes de la période de transition (partie 5)
  263. BILAN 37h : Nouveaux assassinats : Nouvelle Constitution en Russie
  264. BILAN 37i : La crise de la fraction - Ordre du jour de la Commission Exécutive
  265. BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
  266. BILAN 38b : Trotski pourra-t-il rester au Mexique ?
  267. BILAN 38f : Problèmes de la période de transition (partie 6 - fin)
  268. BILAN 39a : Le procès de Moscou
  269. BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
  270. BILAN 39c : Lénine - Luxemburg - Liebknecht
  271. BILAN 39d : À propos d’un anniversaire
  272. BILAN 39e : Sous le signe de la constitution « la plus démocratique du monde » on extermine en URSS la génération d’Octobre
  273. BILAN 39f : Nos divergences avec le camarade Hennaut
  274. BILAN 39g : Le Marxisme n’est pas de la littérature Camarade Victor Serge !
  275. BILAN 39h : Que faire ? Retourner au Parti Communiste, Messieurs !
  276. BILAN 40a : Premier Mai 1937
  277. BILAN 40b : La France « libre, forte et heureuse » assassine les prolétaires
  278. BILAN 41a : Plomb, Mitraille, Prison
  279. BILAN 41b : Quand les bourreaux parlent... Le discours de Staline
  280. BILAN 41f : Antonio Gramsci - Camillo Berneri
  281. BILAN 41g : Bilan en danger - La vie de Bilan
  282. BILAN 42a : La répression en Espagne et en Russie
  283. BILAN 42f : Antonio Gramsci
  284. BILAN 43a : Pour la solidarité de classe à toutes les victimes de la guerre d’Espagne
  285. BILAN 43b : Du travail et du pain
  286. BILAN 43c : Andrés Nin assassiné ?
  287. BILAN 43d : Les bourreaux soviétiques à l’oeuvre
  288. BILAN 43e : À propos de quelques élucubrations trotskistes
  289. BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
  290. BILAN 43g : L’évolution des évènements d’Espagne
  291. BILAN 43h : Le Front Populaire
  292. BILAN 43i : Pour le Bureau International des fractions communistes de gauche
  293. BILAN 43j : L’impérialisme japonais à la conquête de la Chine
  294. BILAN 43k : Documentation internationale
  295. BILAN 43l : La vie de Bilan
  296. BILAN 44a : Lettre ouverte au Centre pour la IVe Internationale et au Parti Socialiste Révolutionnaire de Belgique
  297. BILAN 44b : À bas le carnage impérialiste en Chine
  298. BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
  299. BILAN 44d : La guerre impérialiste d’Espagne et le massacre des mineurs asturiens
  300. BILAN 44e : Le monde arabe en ébullition
  301. BILAN 44f : Marxisme et Dogmatisme
  302. BILAN 44g : Et Calligaris ?
  303. BILAN 45a : Pour le XXème anniversaire de la Révolution d’Octobre
  304. BILAN 45b : Le front populaire continue
  305. BILAN 45c : Le droit au soulèvement armé
  306. BILAN 46a : "Bilan" disparaît
  307. BILAN 46e : Un grand renégat à la queue de paon : Léon Trotsky
  308. BILAN 46g : Écho à l’étude de la période de transition
  309. BILAN 46h : "Octobre" bulletin mensuel du Bureau International des Fractions de Gauche