Né en 1897 à Aquila. Etudes de droit et de commerce. Après son service militaire comme artilleur pendant la guerre.
Membre du PSI en 1920, puis du PCd’Italie, à Venise, où il est secrétaire de la Camera del Lavoro. En 1922, propagandiste à Padoue ; en 1923, rédacteur du journal Il Lavoratore di Trieste. Chargé par le parti d’organiser les fédérations de Venise et Aquila. En 1924, établi à Milan, il fait partie de la rédaction de l’Unità ; il prépare la conférence clandestine de Como, et se rend à Moscou où il prend Part au Ve congrè de l’IC.
En 1925, membre du "Comité d’entente" opposé à la bolchevisation. Installé à Milan, il assure la liaison avec l’étranger, tout en étant secrétaire de la centrale syndicale communiste. Partisan résolu de Bordiga au congrès de Lyon. Assigné à résidence, il s’enfuit en France d’où il sera bientôt expulsé vers la Belgique, non sans qu’il ait contribué à la fondation de la Fraction de gauche italienne. Sa vie désormais jusqu’à la guerre se confond avec cette dernière. Il sera employé du syndicat des typographes de Bruxelles et appartiendra au syndicat des employés jusqu’à son expulsion en 1938. Il est le principal rédacteur et responsable de la rédaction de " Prometeo" et " Bilan", établie à Bruxelles.
Lors de l’éclatement de la guerre, il considérera que toute activité militante est devenue inutile, se heurtant à l’opposition de la Fraction italienne. Participant à la Croix rouge italienne et au comité de la Coalition antifasciste de Bruxelles, il sera exclu en janvier 1945 de la Fraction.
En 1945, présent à la conférence de Turin, il continue à défendre ses anciennes positions sur l’économie de guerre qu’il défendait avant la guerre. Il devient membre du comité central de ce parti, qui ne lui demande aucun compte sur son activité "antifasciste", aux cotés des partis nationalistes italiens de la Résistance. Partisan déterminé de Bordiga, dont il est le porte-voix dans les congrès, il considère que la fondation du PCInt était prématurée. Jusqu’à sa mort en 1957 à Bruxelles, il participera aux activités du parti “bordiguiste”, regroupé autour du journal Il Programma comunista.
Source :
— BOURRINET Philippe, Le courant bordiguiste (1919-1999) ;
Oeuvres :