
La première moitié du XIX° siècle est l’âge d’or des sociétés secrètes. S’y illustrent Buonarroti, un compagnon de Babeuf (1760-1797) qui fit connaître son oeuvre dans La Conspiration pour l’égalité, et Blanqui, surnommé “l’Enfermé”, en raison des 36 ans qu’il passa en prison sous différents régimes.
On aurait aussi bien pu l’appeler “l’Insurgé” car sa vie se confond avec ses préparatifs de prise de pouvoir par une minorité, “hommes de dévouement”, qui devaient entraîner le peuple qui travaille.
Il fut un des dirigeants des manifestations ouvrières de 1848 où il dénonce clairement le rôle des républicains modérés.
Arrêté par Thiers la veille (17 mars 1871) du déclenchement de la Commune de Paris, il n’y jouera un rôle qu’au travers de ses nombreux compagnons.
Ses idées inspirèrent le syndicalisme révolutionnaire de la fin du siècle. Par son dévouement et son attachement profond à la cuase ouvrière, Marx faisait de lui le plus authentique représentant du parti des communistes en France.
Oeuvres :
— BLANQUI AUguste, Textes choisis, Collection Les classiques du peuple, Textes choisis par V.P. Volguine, Éditions sociales, Paris 1971 ;
— BLANQUI Auguste, Instructions pour une prise d’armes, Cent Pages, Paris 2003 ;
— BLANQUI Auguste, Maintenant, il faut des armes, Textes choisis et présentés par Dominique Le Nuz, La Fabrique éditions, Paris, 2077 ;
Bibliographie indicative :
— DECAUX Alain, Blanqui l’insurgé, Librairie Académique Perrin, Paris, 1996 ;
— DOMMANGET Maurice, Blanqui, E.D.I., Paris, 1970 ;