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Van OVERBERGH Cyrille ( 1866 - 1959 )
Démocrate chrétien et homme d’État belge
[16 avril 2011] : par andreas

Né à Courtrai le 7 mars 1866, docteur en droit, ministre d’État depuis 1934, Cyrille Van OVERBERGH est décédé à Ixelles le 31 mars 1959. Sa brillante carrière se déroula dans le triple secteur de l’administration, de l’action politique et du travail philosophique.

Après avoir été commissaire d’arrondissement de Courtrai (1892), il fut attaché à divers ministères ; il fut notamment chef de cabinet du ministre Schollaert, qui le nomma secrétaire général du Ministère des Sciences et des Arts (1911). Il se consacra ensuite aux tâches sociales, dans les rangs de la démocratie chrétienne. Il fut notamment au long des années 30 membre du Conseil d’administration du fonds d’amortissement de la dette publique.

Il est nommé ministre d’État le 31 juillet 1934, titre honorifique conféré à des personnalités très « méritantes » dans la vie publique. Cette attribution du titre de ministre d’État est la prérogative du Roi ; il est octroyé par arrêté royal contresigné par le Premier ministre [1].

Il fut membre du Sénat de Belgique de 1925 à 1952. L’intérêt qu’il portait aux doctrines sociales avait amené Mgr Mercier à lui confier, à l’Institut supérieur de Philosophie de Louvain, des conférences hebdomadaires sur Le socialisme contemporain, qu’il donna depuis l’année 1894-1895 jusqu’à l’année 1907-1908, et de nouveau en 1911- 1912.

Il publia à cette époque plusieurs études dans la Revue Néo-Scolastique (1895, 1896, 1897, 1900). Il collabora plus intimement encore à la Revue, lorsqu’on ajouta à celle-ci (de mai 1900 à février 1906) le supplément intitulé Le mouvement sociologique, bulletin bibliographique trimestriel publié par la Société belge de Sociologie, dont Van Overbergh était président. Il publia de nombreux volumes.

Relevons :
— Les inspecteurs du travail dans les fabriques et les ateliers (1893) ;
— Les caractères généraux du socialisme scientifique (1897) ;
— La réforme de la bienfaisance publique et privée en Belgique (1900) ;
— Le matérialisme historique (1903) ;
— La classe sociale (1905) ;
— La réforme de l’enseignement (1906, 2 vol.) ; Sociologie descriptive : Collection de monographies ethnographiques africaines (14 monogr. publ. en collab. de 1906 à 1914) ;
— Sociologie théorique : Collection de systèmes sociologiques (1907, 1909) ;
— Les nègres d’Afrique (1913) :
— La grève générale belge en 1913 (1913).

Après sa retraite, il se consacra à la préparation d’une vaste étude sur le marxisme, à publier dans une Collection d’études marxistes qui devait compter sept volumes ; il publia :
— 1 . Karl Marx, son œuvre, le bilan du marxisme (1948, 3e éd. 1952) ;
— 2. Karl Marx, critique de son économie politique (1949) ;
— 3. Karl Marx, critique de sa guerre des classes (1951).

Il en vulgarisa l’essentiel dans une Collection de brochures marxistes, dans laquelle parurent :

— Le marxisme, exposé et critique de l’économie politique du Capital (1950) ;
— Le marxisme, critique de ses huit caractèresfondamentaux (1950, 2e éd. 1951, trad, néerlandaise en 1951).


Source :

— Wenin Christian, « Chronique générale ». In : Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, Tome 57, N°54, 1959. pp. 291-308.

— Archives du Conseil des ministres des gouvernements belges (1918-1979) ;

[1] Les ministres d’État ne sont pas, en tant que tels, membres du gouvernement et, par conséquent, non plus du Conseil des ministres mais ils forment sous la présidence du roi le Conseil de la Couronne. Lorsqu’ils siègent au sein de ce Conseil, les ministres d’État ont seulement une compétence consultative. - Source : Wikipédia