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Un futur sans avenir - Rencontre avec le Groupe Oblomoff
Lundi 13 mai 2013 de 18h00 à 20h00 - Librairie Ombres Blanches - Toulouse
[11 mai 2013] : par collectif

Rencontre avec les membres du groupe Oblomoff auteurs des livres Un futur sans avenir. Pourquoi il ne faut pas sauver la recherche scientifique (éditions de l’Échappée, 2009) et Un monde en pièces. Critique de la gestion (éditions La Lenteur, 2012), à la librairie Ombres Blanches.

Le groupe Oblomoff formé en 2004 a pour objectif d’intervenir contre l’emprise de la technocratie et du scientisme sur la vie actuelle. Il tente de tenir dans le milieu universitaire et hors de lui un discours autre que l’incantation à «  sauver la recherche  ». Composé en grande partie de doctorants et de «  post-docs  » en sciences humaines et en sciences dures, le groupe mène depuis plusieurs années une activité publique qui met en cause le sens de la recherche scientifique de nos jours.

« La science moderne a pu, jusqu’à un certain point, éclairer certains phénomènes physiques, chimiques et vitaux, fournissant des éléments pour améliorer l’existence humaine. Mais nous n’en sommes plus là. Poussés par les impératifs militaires, marchands et étatiques, les scientifiques ont abandonné toute modestie, toute prudence. C’est à la recherche publique que nous devons nos cinquante-huit centrales qui menacent de rendre des régions entières inhabitables pendant des centaines d’années. Apercevoir à la faveur d’une manifestation une troupe de physiciens du CEA en lutte contre la précarité, voilà qui devrait susciter des éclats de rire amers. Idem pour la recherche agronomique, acteur de premier plan de la pollution chimique, dont les travaux sur les OGM rendent tout projet d’auto-subsistance bien incertain. »

L’économie de Toulouse et de sa région repose sur le développement forcené de la technoscience et des industries de pointe, souvent qui plus est au service de l’armée. Nous pensons qu’un tel développement est politiquement indéfendable, et nous déplorons que le sort économique de tant de gens soit lié à sa poursuite. Nous souhaitons rencontrer des personnes qui se questionnent sur la difficulté, aujourd’hui, de trouver ou exercer un travail qui ne soit pas directement impliqué dans le perfectionnement des moyens d’exploiter ou de gérer la vie des autres. Pour retrouver un peu de prise sur nos vies et freiner le saccage de notre milieu, est-ce vraiment de plus de science, plus de chiffres, plus de machines, que nous avons besoin  ?


Lundi 13 mai 2013 - 18h00

Librairie Ombres Blanches
50, rue Gambetta
31 000 Toulouse