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Conférence-débat du CERMTRI : La Catalogne révolutionnaire de 1936
Samedi 22 novembre 2014 à 14 h 30 précises - Paris 17e
[12 novembre 2014] : par collectif

Le CERMTRI vous invite à une conférence-débat le Samedi 22 novembre 2014 à 14 h 30 précises (Le lycée ferme ses portes à 15h) dans le Salon des Actes du lycée Carnot, au 145 Bd Malherbes (Paris 17e).

Sous la présidence de Jean-Jacques Marie, historien, responsable des Cahiers du mouvement ouvrier, Josep Antoni Pozo González, historien, présentera son livre Pouvoir légal et pouvoir réel dans la Catalogne révolutionnaire de 1936, et répondra aux questions.

Salon des Actes du lycée Carnot
145, Bd Malherbes
75017 - Paris (Métro Malesherbes)

Il faut bien reconnaître que sont bien rares les travaux de recherche sur le pouvoir légal et le pouvoir réel dans la Catalogne révolutionnaire de 1936 après le soulèvement militaire commencé le 17 juillet au Maroc « espagnol », en d’autres termes sur le phénomène dit du « double pouvoir » entre juillet et octobre 1936, objet du livre de notre auteur. Non que ce phénomène n’ait fait l’objet d’études, mais sans procéder à une recherche exhaustive de l’activité des centaines de comités aux noms très variés qui ont couvert la Catalogne en réponse immédiate à la rébellion militaire factieuse.

Quelles ont été les relations entre les représentants du Gouvernement de Catalogne (pouvoir « légal ») et ceux du Comité Central de Milices Antifascistes (CCMA) avec les Comités locaux (pouvoir réel) ? Quels débats ont agité les organisations politiques et syndicales, les gouvernants, le peuple, se réclamant de l’anarchisme, de l’anarcho-syndicalisme, du socialisme, du communisme, de l’indépendance catalane sur tout l’État espagnol, notamment sur la question : fallait-il d’abord gagner la guerre avec la promesse de procéder ensuite à des transformations sociales, soigneusement laissées dans le vague d’ailleurs ? Ou bien pouvait-on gagner la guerre si n’était pas menée dans le même élan une politique donnant aux millions d’opprimés d’Espagne l’assurance que la guerre et la victoire allaient poursuivre et confirmer ces conquêtes révolutionnaires que le CCMA et les comités locaux avaient mises en œuvre dans l’urgence de la guerre et de l’effondrement de toutes les structures de l’État ?

Pour quelles raisons la quasi intégralité de la grande bourgeoisie espagnole, de la finance, de l’Église se sont-elles ralliées à cette « Croisade » militaire qui ne semblait être au début qu’un pronunciamiento de plus dans la tradition militaire putschiste espagnole ? Qu’en est-il de l’intervention d’Hitler et Mussolini aux côtés de Franco ? Et de l’URSS aux côtés de la République ? Et de la non-intervention des démocraties occidentales ?

Quasiment quatre-vingts ans après, ces événements qui ont provoqué une considérable saignée dans la population et les forces vives du pays (ouvriers, employés, petits paysans et artisans, ouvriers agricoles, et « maîtres d’école » comme on les appelait) peuvent-ils éclairer l’histoire actuelle et particulièrement en Catalogne, mais pas seulement, sur la question de savoir si un peuple, les peuples d’Espagne peuvent décider souverainement de leur avenir ?