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EISENSTEIN Sergueï : Le Cuirassé Potemkine (film)
Joël Oustalet : le souffle de la révolte
[7 septembre 2008] : par jo

Le Docteur Jivago [1] et Le Cuirassé Potemkine sont deux incontournables.

A l’origine, Eisenstein [2] voulait réaliser une grande fresque sur la "première" Révolution russe, mais faute de temps, il se concentra sur le seul épisode des mutins d’un navire de guerre en mer Noire, près du port d’Odessa, le 27 juin 1905.

Ce film muet est accueilli en 1925 comme une œuvre flamboyante et novatrice surtout par son refus de dégager des individualités, par son style privilégiant le cadrage serré et les scènes de foule, par son souci de montrer la force du collectif et sa capacité à bouleverser l’ordre des puissants.

Aujourd’hui, une édition restaurée lui permet de retrouver sa force indéniable, alors que le film n’était plus visible que dans des versions dégradées. En bonus, un excellent documentaire sur le cinéma d’Eisenstein.


Sources :

— COQUIN François-Xavier, La Révolution russe manquée, Editions Complexe 1985 ;

— HOUGH Richard, La mutinerie du cuirassé Potemkine, Robert Laffont 1960 ;

— LOWY Michael, Révolutions, Hazan 2000 ; cf. première de couverture et pp. 86-87 et 90 ;


Sur la toile :

— L’analyse du film et la biographie d’Eisenstein sur le site : analysefilmique.free.fr

— Lire enfin dans Le Monde diplomatique de décembre 2005, Il y a quatre-vingts ans, un coup de génie d’Eisenstein « Le Cuirassé “Potemkine” », un article de Lionel Richard, disponible aussi sur le site : www.monde-diplomatique.ff ;


sur le site :

— Voir nos articles sur Kronstadt ou le livre de Jean-Jacques Marie, Le Dimanche rouge ;

[1] Nous aurons l’occasion de rendre hommage à ce film qui bouscule l’esprit, met en lumière, mieux que des centaines de publications les espoirs - la paix, le logement - et les contradictions dramatiques de la Révolution russe.

[2] EISENSTEIN Sergueï Mikhaïlovitch (1898-1948), cinéaste soviétique, laisse dans son sillage quelques films sulfureux comme La Grève (1924).