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BILAN 34a : Communiqué de la Commission exécutive
Août - Septembre 1936 / pp. 1109
[17 mars 2009] : par eric

Les événements d’Espagne ont ouvert une grave crise au sein de notre organisation. Les conditions actuelles n’ont pas permis une discussion approfondie des divergences, d’autant plus qu’une partie des camarades ne se trouve pas actuellement dans la possibilité d’apporter e concours de leurs opinions.

Dans cette situation, la C.E. n’a pu qu’enregistrer la première délimitation des positions politiques tout en constatant qu’elles posent inéluctablement le problème de la scission de notre organisation. Scission bien évidemment au point de vue idéologique et non organisationnel, à la condition toutefois que la clarté la plus complète se fasse sur les problèmes fondamentaux où le contraste s’est manifesté.

À part la conception qui est défendue publiquement par la fraction et au sujet de laquelle aucune explication n’est nécessaire, d’autres opinions se sont affirmées et qui se trouvent actuellement - ainsi que nous l’avons dit - dans l’impossibilité de se concentrer autour d’une position générale, ou se départager en précisant les contours respectifs. L’idée centrale dominant parmi les camarades qui ne partagent pas l’avis de la majorité actuelle de l’organisation, est celle qui considère possible l’affirmation d’une indépendance de la classe ouvrière, en Catalogne surtout, sans passer au bouleversement radical de toute la situation, sans opposer au fronts actuels que nous considérons impérialistes, les fronts de la lutte de classe dans les villes et les campagnes.

La C.E. a décidé de ne pas brusquer la discussion pour permettre à l’organisation de bénéficier de la contribution des camarades qui ne se trouvent pas dans la possibilité d’intervenir activement dans le débat, et aussi parce que l’évolution ultérieure de la situation permettra une plus complète clarification des divergences fondamentales apparues.

En vertu de ces considérations, il est évident que les camarades de la minorité actuelle ont tout aussi bien que les autres la possibilité de séparer publiquement leurs responsabilités et, tout en se revendiquant de leur appartenance à la fraction, poursuivre la lutte en Espagne sur la base de leurs positions tendant à déterminer une position autonome de la classe ouvrière même dans le cadre de la situation actuelle.

Nous escomptons publier dans le numéro prochain de « Bilan » tous les documents relatifs aux divergences surgies au sein de notre organisation.