Le présent Cahier réunit un ensemble de textes - articles, lettres et extraits de lettres, discours, conversations - dans lesquels Marx et Engels ont exprimé, à divers moments de leur activité littéraire et politique, leurs idées sur la Russie tsariste et sur les perspectives d’une révolution russe. Notre choix a été dicté principalement par le souci de faire connaître des écrits restés jusqu’ici inédits et, de ce fait, souvent ignorés du grand public [[Nous n’avons donc pas recueilli ici certains textes importants, (...)
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AVERTISSEMENT
Le discours ci-après fut prononcé par Marx à Londres, le 22 janvier 1867, à l’occasion de la célébration du quatrième anniversaire de l’insurrection polonaise de 1863. Il est traduit ici d’après une photocopie du manuscrit rédigé en anglais que nous avons publié dans ces Cahiers (Cahiers de l’I.S.E.A., série S, no 4, janvier 1961, pp. 83-89). Signalons la version allemande, réalisée d’après un texte polonais (paru le 10 février 1867 dans Glos Wolny) et d’après une traduction française incomplète, publiée par (...)
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Présentation de l’éditeur - Table des matières - Parution : Mai 2008
Présentation de l’éditeur :
« Nous, ouvriers et habitants de la ville de Saint-Pétersbourg, appartenant à différents états, ainsi que nos femmes, nos enfants et nos parents, vieillards impotents, nous sommes venus vers toi, Sire, pour chercher justice et protection. »
En ce froid dimanche de janvier 1905, une foule immense se rend en procession jusqu’au Palais d’Hiver pour remettre au tsar une pétition. Très vite, la manifestation tourne au drame : les soldats ouvrent le feu. Des dizaines de personnes sont (...)
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Tchaadaïev, d’origine aristocratique, étudie à Moscou. Il est officier dès 1812, participe aux guerres napoléoniennes, mais quitte avec éclat une carrière qui s’annonce brillante en 1821.
Ami de Pouchkine et proche des décembristes, il part pour l’Occident et reste à l’écart des événements de 1825. De retour à Moscou, il s’enferme et rédige ses fameuses Lettres philosophiques (publiées en français) qui circulent bientôt en manuscrit. En 1836, la publication de l’une d’elles dans le journal Teleskop provoque une émotion (...)
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Fils et successeur d’Alexandre III, il engagea la désastreuse guerre contre le Japon (1904-5).
Contraint par la révolution de 1905 de faire quelques concessions (promesse de convoquer une Assemblée ou Douma), pour sauver l’essentiel, il refusa cependant de transformer la Russie en monarchie constitutionnelle et réprima durement le mouvement ouvrier.
Mais, les “bombes” ouvrières et paysannes ne furent pas pour autant désamorcées, malgré deux ministres habiles, Witte et Stolypine. A partir de (...)
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Fils d’Alexandre II, il tira comme enseignement de l’assassinat de son père la nécessité de renforcer ses pouvoirs autocratiques et pratiqua une politique réactionnaire. Plus chanceux que son père, il réchappe en particulier à l’attentat organisé en 1887 par la Volonté du peuple. Parmi les conspirateurs arrêtés se trouve Alexandre Oulianov, le frère aîné de Lénine, qui est pendu le 5 mai 1887.
En politique étrangère, Alexandre III prépare la guerre, conscient très tôt de l’antagonisme irréversible qui opposera Russie et (...)
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Un temps tenté par l’accomplissement de réformes libérales (abolition du servage en 1861, nouveau code pénal, etc.), il est aussi le fossoyeur de la révolte polonaise de 1863. Il réchappe à de nombreuses tentatives d’assassinat mais succombe à celle du polonais Ignacy Hryniewiecki le 1er mars 1881 (ancien calendrier) à Saint-Petersburg, agissant pour le compte des populistes russes de La volonté du peuple.
Cet attentat devait avoir des conséquences immédiates : « Déjà dans les dernières années de son règne, son (...)
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Prêtre orthodoxe, ardent organisateur, brillant orateur, il se rend très populaire dans les milieux ouvriers.
Le 9 janvier 1905, il organise une manifestation pour présenter une pétition au tsar, mais l’armée tire sur la foule (environ 500 morts et 3000 blessés). Gapone émigra après ce « dimanche rouge » et mena, pendant un certain temps, une vie de “réserviste de la révolution” luxueuse.
Rentré en Russie en décembre 1905, il est démasqué comme agent de l’Okhrana et pendu par des (...)
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Colonel tsariste, il organise contre les révolutionnaires l’Okhrana (la police secrète) qu’il dirige de 1896 à 1902.
Il systématise l’emploi de la photographie, du relevé des empreintes digitales (nouveautés importées de France). Ses agents, disposant de crédits illimités, peuvent filer un suspect à travers toute l’Europe. « Le carnet de dépenses de l’un d’entre eux, pour le mois de janvier 1903, nous donne un chiffre de frais généraux s’élevant à 637 roubles 35. Pour concevoir l’importance du crédit ouvert de la sorte (...)
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