BILAN 28e : Le « Front Populaire » triomphe en Espagne
Février - Mars 1936 / pp. 924 - 926
La presse centriste exulte. La presse socialiste, démocratique et « anti-fasciste » en général lui fait écho. Le « Front Populaire » « nom nouveau d’une vieille marchandise : le bloc des gauches - a triomphé aujourd’hui en Espagne ! Il triomphera demain en France. On l’envisage comme une solution de transition en Italie.
Certes, nous ne contestons pas la victoire en Espagne, pas davantage la possibilité d’une semblable victoire en France, non plus que l’éventualité d’une manœuvre dans ce sens pour (...)
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BILAN 44c : Le capitalisme passe à l’attaque « La France aux Français »
Octobre - Novembre 1937 / pp. 1418 - 1422
L’attention est frappée par la similitude qui existe entre l’évolution des événements de France et d’Espagne. Au moment où le gouvernement Negrin rétablit ouvertement l’intégralité de la machine étatique, reçoit solennellement aux Cortès, Maura, le chef conservateur ; en France, Chautemps laisse apparaître la véritable face du Front Populaire en édictant une série de mesures contre le prolétariat et les émigrés prolétariens. C’est que la situation internationale évolue sur le même plan et chaque victoire de l’antifascisme dans un (...)
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BILAN 43f : Le Comité national de la C.G.T.
Septembre - Octobre 1937 / pp. 1395 - 1396
La période des vacances payées est donc passée. Les prolétaires se retrouvent devant les mêmes problèmes, les mêmes difficultés qu’auparavant et la tension croissante de la situation internationale est là pour les rappeler aux préoccupations angoissantes de l’heure. Les conflits continuent à surgir autour du licenciement de délégués syndicaux, contre des décisions arbitrales, pour le rajustement des salaires.
Combien relatives, insignifiantes apparaissent, face aux problèmes du moment, les « nationalisations » de (...)
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1er décembre 2011
par
daf
BILAN 43h : Le Front Populaire
Septembre - Octobre 1937 / pp. 1400 - 1403
Après la rencontre de Annemasse, entre les délégués de la 2e et de la 3e Internationale, voici les faits essentiels qui caractérisent l’évolution du Front Populaire :
1°) Au sein de la 2e Internationale, la crise qui avait déterminé les démissions de De Brouckère et Adler, respectivement président et secrétaire de l’organisation internationale, a trouvé une solution de compromission. Le courant favorable à un rapprochement avec les centristes soutenait la thèse d’une action des deux Internationales (appuyée aussi par (...)
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BILAN 14c : La situation en France
Décembre 1934 - Janvier 1935 / pp. 468 - 471
Les positions du capitalisme français viennent de s’exprimer d’une façon marquante au travers de trois événements. C’est d’abord le compromis de la Sarre, l’envoi d’une force internationale dans le bassin à l’exclusion de troupes françaises et allemandes. Laval a salué cette solution parce qu’elle marquait surtout la fin de la politique d’équilibre de l’Angleterre et qu’elle représentait la réalisation de l’aphorisme de Baldwin : « nos frontières sont sur le Rhin ». Il est évident qu’au point de vue du plébiscite, (...)
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OCTOBRE 01a : Manifeste du Bureau International des Fractions de la Gauche Communiste
Février 1938 / pp. 1 - 3
PROLÉTAIRES !
La révolte des forces de production contre les rapports capitalistes de production, qui avait engendré la révolte des producteurs contre leurs exploiteurs, n’a pas encore abouti à la victoire prolétarienne. Mais l’inéluctabilité du triomphe du prolétariat luttant pour la société communiste est cruellement confirmée par la situation actuelle. Les cataclysmes sociaux qui déferlent sur le monde sont l’antithèse des succès que le capitalisme a pu obtenir en piétinant toutes les résistances du prolétariat et en (...)
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BILAN 21a : Sous le signe du 14 juillet
Juillet - Août 1935 / pp. 993 - 995
C’est sous le signe d’imposantes manifestations de masses que le prolétariat français se dissout au sein du régime capitaliste. Malgré les milliers et les milliers d’ouvriers défilant dans les rues de Paris, on peut affirmer que pas plus en France qu’en Allemagne ne subsiste une classe prolétarienne luttant pour ses objectifs historiques propres. À ce sujet, le 14 juillet marque un moment décisif dans le processus de désagrégation du prolétariat et dans la reconstitution de l’unité sacro-sainte de la Nation (...)
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BILAN 11j : Les Jeunesses léninistes belges récidivent
Septembre 1934 / pp. 399 - 400
Les jeunes « léninistes » de Belgique nous ont envoyé une lettre que nous publions ci-dessous :

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« Le numéro de 10 de votre revue Bilan, dans l’article intitulé « En marge du front unique », indique dans ses dernières lignes qu’« en France les centristes abdiquent leur liberté de critique, soulevant la protestation des bolcheviks-léninistes. Mais en Belgique ces derniers réaliseront un front unique (30 jeunes « léninistes », près de 150 jeunes centristes contre plus de 20 000 J.G.S.) qui se base sur (...)
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BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
Février - Mars 1936 / pp. 917 - 919
Au moment où le démembrement du prolétariat français s’étale avec ses incohérences, ses contrastes, M. Albert Sarraut apparaît comme le symbole d’une cohérence capitalisme parfaite. L’homme qui, en 1927, lança son cri fameux : « Le communisme, voilà l’ennemi », consacre en 1936 la plus pitoyable déroute que le communisme ait subi dans l’après-guerre. Par la violence, par la corruption, M. Sarraut n’a pas cessé, depuis 1926, de poursuivre le même objectif : au point de vue capitaliste il exprime une continuité que peu (...)
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BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
Octobre - Novembre 1935 / pp. 789 - 792
Pour peu que l’on examine la succession des événements qui se déroulent en France depuis le 6 février 1934, on est frappé par la liaison parfaite qui se manifeste entre l’oeuvre des différents gouvernements bourgeois, par l’homogénéité même du plan de l’attaque capitaliste contre le prolétariat. Certes, nous ne prétendons pas que les diverses positions du capitalisme français représentent chaque fois une conscience exacte des moyens à employer, mais incontestablement, si la bourgeoisie intervint dans chaque période (...)
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BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
Janvier - Février 1937 / pp. 1272 - 1275
Désormais, plus de doute n’est possible : la fameuse reprise dont Blum, Duclos, nous ont tant parlé ces dernières semaines, se résume en ceci : il faut accroître la production, c’est-à-dire le travail dans les usines, dans les mines. Tel est le thème que nous retrouvons dans le « Peuple » et dans les discours du ministre de l’Économie Nationale.
Drôle de « reprise » qu’il faut stimuler, suivre pas à pas avec un thermomètre afin d’éviter la congestion du malade et où, en dernière analyse, on fera appel aux ouvriers pour (...)
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BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
Janvier 1936 / pp. 853 - 855
Un souffle d’air frais a traversé la France le 6 décembre dernier : le parlement a vécu une « journée historique » lorsque Blum, Thorez, Ybarnegaray ont scellé la « réconciliation des français ». Désormais, plus de luttes meurtrières ne doivent ensanglanter la France républicaine et démocratique. Tout le monde va fraternellement désarmer. Le fascisme est vaincu. Le Front populaire a sauvé les institutions républicaines. Si ces événements n’entraînaient à leur suite des millions d’ouvriers français, s’ils ne contenaient (...)
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BILAN 25b : À la confusion des problèmes monétaires les ouvriers français opposeront leur front de classe
Novembre - Décembre 1935 / pp. 823 - 825
S’il fallait un seul indice pour marquer l’extrême état de faiblesse du prolétariat français, il suffirait d’indiquer les « graves » débats parlementaires de ces derniers jours où, avec le sort du cabinet Laval s’est joué le « sort de la France ». C’est au Parlement que la grande attaque du Front Populaire s’est déclenchée et c’est sur cette arène de duperie que les « grands » ténors de la politique française ont débattu les thèses de la « déflation », de la « dévaluation », les mirages socialistes et centristes sur (...)
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15 septembre 2008
par
eric
BILAN 11b : Le Syndicat unique et le « procédé de fusion »
Septembre 1934 / pp. 367 - 369
La « Comité de Coordination des Partis Socialiste et Communiste s’est réuni le 11 septembre et a « enregistré avec satisfaction les résultats obtenus par l’application du pacte dans le pays ». Pour juger des résultats, il y a deux critères : s’en référer à la réponse donnée par les ouvriers au pacte, ou bien aux effets de ce dernier sur la situation en France. Adopter le premier critère c’est enregistrer l’enthousiasme avec lequel les prolétaires répondent à des appels qui s’intitulent de « lutte contre le fascisme et (...)
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29 février 2008
par
albin
BILAN 06c : Les problèmes du Front Unique
Avril 1934 / pp. 188 - 194
C’est depuis plus de dix ans que le problème du front unique est discuté au sein du mouvement révolutionnaire. Des volumes entiers ont été écrits pour propager une notion que chacun interprète un peu à sa manière. Encore aujourd’hui, ce problème est présenté particulièrement par ceux qui pourraient ne pas y avoir beaucoup à gagner comme le remède pour tous les maux dont souffre la classe ouvrière, incapable de s’opposer à l’offensive du capitalisme. Ceux-là mêmes qui, depuis l’après-guerre, n’ont fait que traiter les (...)
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BILAN 04a : Le capitalisme marque un point décisif dans la préparation de la guerre
Février 1934 / pp. 113 - 121
L’INSURRECTION « SOCIALISTE » D’AUTRICHE
LES SOCIALISTES FONT ACCLAMER PAR LE PROLÉTARIAT LA DÉFENSE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Les évènements d’Autriche et de France ne coïncident pas seulement au point de vue chronologique mais s’entrelacent mutuellement pour ce qui est de leur signification et de la place qu’ils occupent dans l’évolution de la situation du prolétariat de ces deux pays, du prolétariat mondial, du capitalisme de tous les pays. Avant de procéder à une analyse de ces deux derniers évènements, (...)
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BILAN 20a : De la déclaration de Staline à la manifestation du 14 Juillet
Juin - juillet 1935 / p. 661
Le centrisme français se présente désormais comme une force capitaliste nationale aussi appréciée par la bourgeoisie que les traîtres de 1914. Staline, au nom des intérêts de l’État prolétarien, a proclamé dans son communiqué retentissant la dissolution du prolétariat au sein de la Nation, le centrisme a donné à ce fait toute sa signification en se proclament le champion de la défense de la « patrie républicaine » en faisant du prolétariat français - abstraction faite des vicissitudes du pacte franco-russe - un pilier de (...)
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BILAN 10a : En marge du front unique
Août 1934 / pp. 329 - 330
Le 27 juillet a été signé un pacte d’unité entre le parti communiste français et la S.F.I.O. Celui-ci contient, entre autre points, la défense des libertés démocratiques, ou plus simplement de la République démocratique bourgeoise. D’autre part, le P.C. renonce définitivement à mobiliser le prolétariat pour la guerre et proclame sa discipline à la bureaucratie syndicale reconnue souveraine et incontrôlable.
Nous avons caractérisé ce front unique de « bloc de transition ». Déjà deux faits marquent son véritable caractère. Les (...)
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BILAN 31a : La victoire du Front Populaire en France
Mai - Juin 1936 / pp. 1013 - 1017
Les conditions qui contresignent le triomphe du Front Populaire et son avènement au pouvoir laissent planer sur la situation une terrible inconnue. Nous trouvons-nous devant une nouvelle période où le capitalisme essayera de se survivre sans l’issue de la guerre mondiale et par la réalisation d’une Union Sacrée entre les classes sans précédent dans l’histoire de la société bourgeoise ; ou bien encore la victoire du Front Populaire n’est-elle qu’un profond pressentiment de la bourgeoisie française qui (...)
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