Présentation
Ce très beau texte d’Albert Camus, paru dans La Révolution prolétarienne (numéro 447 - février 1960) est pratiquement inconnu. Il mérite d’être placé en bonne place de notre panthéon littéraire et mieux connu par nos milieux de la Gauche communiste.
Il nous faudra revenir sur ce vaste sujet, ailleurs certainement et dans un autre cadre, de la littérature prolétarienne. Nous sommes globalement tout à fait d’accord avec Albert Camus sur le fait qu’il ne peut exister aujourd’hui de littérature prolétarienne au (...)
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C’est un des paradoxes de ce temps sans mémoire qu’il me faille aujourd’hui présenter Alfred Rosmer alors que le contraire serait plus décent. À cet égard, il suffira peut-être de dire que Rosmer, avec quelques autres qui refusèrent en 1914 la palinodie de la deuxième Internationale, est un des rares militants qui, en quarante années de lutte, aient conservé le respect et l’amitié de tous ceux qui savent combien rapidement s’effondrent les convictions les plus fermes sous la pression des événements. Syndicaliste (...)
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