Poison soluble
Thomas FEIXA, Louis et Monique JANOVER - Le Monde libertaire, n° 1678, 21-27 juin 2012
ou
comment le stalinisme se dissout dans la critique radicale pour la neutraliser
Il y a deux décennies à peine, point d’autre voie pour défendre un point de vue révolutionnaire sur le socialisme que de remonter le fil des luttes ouvrières ; de suivre l’itinéraire des intellectuels pour montrer comment la chaîne de l’esclavage moderne avait eu pour maillons chacun des « ismes » qui s’étaient partagé la mise sous contrôle du mouvement ouvrier depuis la Commune. Cela revenait, par là même, à montrer en quoi le PC, (...)
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Le néostalinisme à la française !
Thomas FEIXA, Louis et Monique JANOVER - Le Monde libertaire, n° 1667, 5-11 avril 2012
Ce texte fait suite et complète la brochure : Élection contre démocratie, Rodez-la-Rouge, mars 2012, hors série. En dépot à la Librairie du Monde libertaire, 145, rue Amelot, 75011 Paris (prix libre).
L’histoire n’est souvent que trompe-l’œil, et le mensonge « l’activité la mieux partagée » (Pierre Miquel) quand on oublie de mesurer quel a été l’enjeu de la lutte, et quels en furent les véritables protagonistes. L’œuvre des partis uniques et des régimes se réclamant du marxisme n’avait qu’un seul but, et ils (...)
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BILAN 38a : Le capitalisme français n’a pas renvoyé Blum
Décembre - Janvier 1937 / pp. 1237 - 1239
Une dislocation du ministère Blum apparaissait probable il la fin de la session parlementaire de décembre. La discussion sur la politique étrangère et la position agressive que prirent les représentants du Parti Communiste ne s’expliquaient pas uniquement à cause des divergences existant il propos de la question espagnole : le fait que le groupe parlementaire communiste fit suivre ses interventions fortement hostiles par sa simple abstention et non par un vote d’opposition, le confirme. « Liberté de (...)
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BILAN 14c : La situation en France
Décembre 1934 - Janvier 1935 / pp. 468 - 471
Les positions du capitalisme français viennent de s’exprimer d’une façon marquante au travers de trois événements. C’est d’abord le compromis de la Sarre, l’envoi d’une force internationale dans le bassin à l’exclusion de troupes françaises et allemandes. Laval a salué cette solution parce qu’elle marquait surtout la fin de la politique d’équilibre de l’Angleterre et qu’elle représentait la réalisation de l’aphorisme de Baldwin : « nos frontières sont sur le Rhin ». Il est évident qu’au point de vue du plébiscite, (...)
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BILAN 28a : M. Albert Sarraut, symbole de la cohérence capitaliste
Février - Mars 1936 / pp. 917 - 919
Au moment où le démembrement du prolétariat français s’étale avec ses incohérences, ses contrastes, M. Albert Sarraut apparaît comme le symbole d’une cohérence capitalisme parfaite. L’homme qui, en 1927, lança son cri fameux : « Le communisme, voilà l’ennemi », consacre en 1936 la plus pitoyable déroute que le communisme ait subi dans l’après-guerre. Par la violence, par la corruption, M. Sarraut n’a pas cessé, depuis 1926, de poursuivre le même objectif : au point de vue capitaliste il exprime une continuité que peu (...)
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BILAN 11d : Les bolcheviks-léninistes entrent dans la S.F.I.O.
Septembre 1934 / pp. 371 - 373
En l’espace de quelques mois, les bolcheviks-léninistes ont non seulement effectué un tournant vertigineux, mais, au travers d’une discussion rapide et confuse, ont liquidé leur section française qui rentre en bloc dans la S.F.I.O. Il y a quelques semaines à peine l’on parlait de rentrer dans le parti socialiste en tant que « fraction » et avec « son drapeau largement déployé ». Aujourd’hui, c’est la capitulation en bloc devant le réformisme.
Mais dans différents pays la discussion autour de la rentrée dans la (...)
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La non-pensée Cohn-Bendit
Louis JANOVER - Article paru dans « Le Monde Libertaire », n°1147, 14 janvier 1999
Dans une nouvelle célèbre, où l’humour se teinte d’une touche de fiction poétique, on voit évoluer dans un lieu de villégiature un personnage qui fascine l’assistance. Il excelle dans chacune des qualités qu’on lui prête et répond toujours à ce que l’on attend de lui. Jusqu’au jour où un pensionnaire, intrigué par cet individu dont finalement on ne sait rien, veut le surprendre dans sa chambre. Stupéfaction ! Il n’y a personne. À peine rendu à lui-même, l’illustre inconnu n’a plus besoin de paraître et disparaît. Il n’était que (...)
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BILAN 24a : Vers une consolidation du front capitaliste en France
Octobre - Novembre 1935 / pp. 789 - 792
Pour peu que l’on examine la succession des événements qui se déroulent en France depuis le 6 février 1934, on est frappé par la liaison parfaite qui se manifeste entre l’oeuvre des différents gouvernements bourgeois, par l’homogénéité même du plan de l’attaque capitaliste contre le prolétariat. Certes, nous ne prétendons pas que les diverses positions du capitalisme français représentent chaque fois une conscience exacte des moyens à employer, mais incontestablement, si la bourgeoisie intervint dans chaque période (...)
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BILAN 39b : Le prolétariat français doit briser l’Union Sacrée
Janvier - Février 1937 / pp. 1272 - 1275
Désormais, plus de doute n’est possible : la fameuse reprise dont Blum, Duclos, nous ont tant parlé ces dernières semaines, se résume en ceci : il faut accroître la production, c’est-à-dire le travail dans les usines, dans les mines. Tel est le thème que nous retrouvons dans le « Peuple » et dans les discours du ministre de l’Économie Nationale.
Drôle de « reprise » qu’il faut stimuler, suivre pas à pas avec un thermomètre afin d’éviter la congestion du malade et où, en dernière analyse, on fera appel aux ouvriers pour (...)
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BILAN 26a : La réconciliation des français et l’Unité Syndicale
Janvier 1936 / pp. 853 - 855
Un souffle d’air frais a traversé la France le 6 décembre dernier : le parlement a vécu une « journée historique » lorsque Blum, Thorez, Ybarnegaray ont scellé la « réconciliation des français ». Désormais, plus de luttes meurtrières ne doivent ensanglanter la France républicaine et démocratique. Tout le monde va fraternellement désarmer. Le fascisme est vaincu. Le Front populaire a sauvé les institutions républicaines. Si ces événements n’entraînaient à leur suite des millions d’ouvriers français, s’ils ne contenaient (...)
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LUXEMBURG Rosa (1918) : Die kleinen Lafayette
« Spartacusbriefe » Nr.12 vom Oktober 1918
Das alte bekannte Spiel der Geschichte wiederholt sich regelrecht in Deutschland. Wenn der Boden der alten Klassenherrschaft zu wanken und zu beben beginnt, dann erscheint in zwölfter Stunde ein „Reformministerium“ auf der Bildfläche. Im Jahre 1789, als der Donner der großen Revolution in Frankreich schon vernehmlich zu grollen begann, entschloß sich Ludwig XVI. schweren Herzens zu dem Ministerium Necker. Am Vorabend der Julirevolution im Jahre 1830 versuchte es die bourbonische Restauration (...)
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BILAN 13a : À propos de la crise ministérielle en France
Novembre - Décembre 1934 / pp. 434 - 436
Le 6 novembre il fut beaucoup question du 6 février. Pour les centristes et socialistes il était évident qu’un nouveau danger menaçait la république et déjà ils présumaient que le « sage de Tournefeuille », abandonné par les radicaux allait se mettre à la tête des bandes fascistes pour instaurer son « pouvoir personnel ». Comme on sait, il n’en a rien été et Doumergue a fait place, on ne peut plus gentiment, à son compère Flandin lequel maintient l’essentiel des projets de son prédécesseur. Cependant, la chute de (...)
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1er septembre 2008
par
eric
BILAN 16b : Doumergue, compétence médiocre et maladroite
Février - Mars 1934 / pp. 530 - 532
Doumergue, compétence médiocre et maladroite, répondait fort mal aux exigences de la bourgeoisie française, ralliée à une réorganisation de son mécanisme économique et étatique. Flandin, animé d’une plus grande souplesse jésuitique au service de qualités techniques indéniables, paraissait être un instrument plus adéquat aux projets du Capital Financier. S’il manifestait une plus intelligente adaptation à « l’esprit » et à « l’ambiance » démocratique, s’il se (...)
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