DIE ROTE FAHNE - Le Drapeau rouge
Journal du groupe Spartacus puis du KPD ( 1918 - ? )
Le 9 novembre, un petit groupe - Liebknecht en tête - occupe le local du Berliner Lokalanzeiger et oblige l’imprimeur à publier le premier Rote Fahne. Mais, dès le lendemain, typographes et lynotypistes, par fidélité à leur direction, arrêtent le travail. Malgré l’appel éloquent de Rosa et du Comité exécutif de Berlin, l’éditeur, couvert par Ebert, refuse tout compromis.
Le groupe Spartacus est obligé de conclure un accord financier très défavorable. Le journal ne peut paraître régulièrement que le 18 novembre (celui de (...)
>> lire la suite de l'article
Spartakusbund
Ligue Spartacus - Fraction de gauche du SPD, puis de l’USPD ( 1914 - 1918 )
Face à l’écroulement du SPD et de la seconde Internationale, les révolutionnaires allemands les plus conséquents, surmontant leur désespoir (Luxemburg et Zetkin auraient même songé au suicide, d’autres ont des problèmes de santé), se réunirent dans l’appartement de Rosa après le vote des crédits de guerre. Ce soir du 4 août, elle était entourée par Mehring, Marchlewski, Ernst Meyer, Hermann et Käte Duncker et Wilhelm Pieck.
Fait important, Rosa et Jogiches (resté dans l’ombre) sont les seuls qui ont une authentique expérience (...)
>> lire la suite de l'article
LEVINÉ Eugen ( 1883 - 1919 )
Communiste allemand
Né à St-Pétersbourg, il vint s’installer en Allemagne où il fréquenta les universités d’Heidelberg et de Berlin.
En septembre 1905, il participa à la 1° révolution russe et passa plusieurs mois en prison. En 1909, il retourna en Allemagne, soutint une thèse d’économie politique et commença à militer dans le SPD. Réformé pour maladie en 1916, il adhèra au mouvement spartakiste en 1917 et travailla aussi pour l’agence télégraphique russe Rosta.
Il fut délégué, par le Conseil d’ouvriers et de soldats d’Essen, au premier (...)
>> lire la suite de l'article
MEHRING Franz ( 1846 - 1919 )
Théoricien, historien du SPD, socialiste de gauche
Fils d’officier, Mehring fut élevé dans une stricte tradition prusienne et protestante. Il étudia la philologie et s’initia au journalisme. En 1875, il publia une série d’articles contre l’historien officiel de la Cour (Monsieur Treitschke le tueur de socialistes et les buts finaux du libéralisme).
Puis, il mena une campagne acharnée contre la corruption de la presse bourgeoise, mais, déçu par l’absence de soutien de la part du SPD, il écrivit un livre polémique. Cet ouvrage lui valut d’être nommé en 1882 (...)
>> lire la suite de l'article
TROTSKI Léon (1916) : Salut à Franz Mehring et Rosa Luxemburg
Article du journal « Nache Slovo » n°53, 3 mars 1916
Article de Léon Trotski (1879-1940) paru dans le numéro 53 du journal Nache Slovo en date du 3 mars 1916 à l’occasion du 70ème anniversaire de Franz Mehring.
Le 27 février (1916) Franz Mehring avait 70 ans. Le publiciste le plus remarquable de la social-démocratie allemande et en même temps le plus brillant historien de son développement historique et politique entrant dans sa huitième décennie à l’époque de la crise la plus cruelle du socialisme mondial et par dessus tout de la social-démocratie allemande. (...)
>> lire la suite de l'article
TROTSKI Léon (1919) : Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg
Rédigé en janvier 1919, paru dans « La Revue Communiste », mars 1920
Présentation :
Rédigé en janvier 1919 après l’annonce de la disparition de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg, cet artile est paru en français dans « La Revue Communiste » (03/1920) puis dans le « Bulletin Communiste » (20/05/1920). Sa publication sur le site se fait dans le cadre de la mise à disposition des documents annexes du projet de ré-édition de l’ "introduction à l’économie politique".
Si le style de l’article - laudateur et d’un lyrisme qui touche presque au mystique par moments - peut surprendre (...)
>> lire la suite de l'article
LIEBKNECHT Karl ( 1871 - 1919 )
Social-démocrate puis communiste allemand
Fils du fondateur Wilhelm Liebknecht. Sa lutte acharnée contre le militarisme lui vaut d’être emprisonné en 1907, 1916 et 1918. Membre de la fraction parlementaire du SPD, c’est le seul à voter contre les crédits de guerre en décembre 1914.
Le 1er mai 1916, à Berlin, pendant une manifestation de 10 000 ouvriers contre la guerre, il s’écrie, en uniforme : « A bas la guerre ! A bas le gouvernement ! » et est condamné à quatre ans de forteresse. Devenu en Europe le symbole de la lutte contre la guerre (...)
>> lire la suite de l'article